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Les avocats d’affaires sous les projecteurs

Depuis quelques semaines, les journalistes TV et radio s’arrachent les avocats d’affaires pour commenter l’affaire DSK. Explication.

Mais comment les journalistes de télévision et de radio sont-ils parvenus à trouver aussi rapidement les avocats aux barreaux de Paris et de New-York susceptibles de leur expliquer les arcanes de la procédure américaine dans l’affaire DSK ? Telle est la question que l’on se pose dans le petit monde feutré des cabinets d’affaires depuis quelques temps. Dans la plupart des cas, c’est le relationnel qui a joué. « J’ai fait ma coopération au Cambodge où je donnais des cours à la faculté de droit et à l’école de journalisme, il se trouve qu’un autre coopérant est aujourd’hui journaliste au Monde », raconte Arthur Dethomas, associé de Cotty Vivant Marchisio et Lauzeral. Et voilà comment une citation dans un article du Monde.fr amorce la grande spirale médiatique. « Ensuite, je me suis retrouvé sur le plateau d’i>TELE, BFM TV, au Soir 3, dans les studios de France Inter, RMC etc. ».

Scénario identique pour Denis Chemla, associé d’Herbert Smith (et prochainement d’Allen & Overy), qui a d’ailleurs croisé son confrère sur les mêmes plateaux TV : « Le fameux dimanche où l’affaire a éclaté, j’étais à la campagne, je venais juste d’apprendre la nouvelle quand le téléphone a sonné, c’était un journaliste d’i>TELE qui voulait enregistrer un commentaire. Il m’a contacté par le biais d’une connaissance commune », explique-t-il.

Marc-Pierre Stehlin, fondateur de Stehlin & Associés, a, lui, été recommandé par l’un de ses confrères. « Je suis d’origine américaine, j’y ai vécu et travaillé », explique-t-il. Il a commencé par répondre aux questions des journalistes des sites Internet du Nouvel Observateur et du Monde, puis il a enchaîné les plateaux. D’autres spécialistes, plus rares, étaient déjà des habitués : « je suis un interlocuteur habituel des médias sur les questions franco-américaines, c’est ainsi que TF1 m’a contacté dès le premier jour, puis les autres chaînes ont suivi », raconte Christopher Mesnooh, associé chez Field, Fisher Waterhouse.

Aventures épiques

Et voilà comment ces quatre avocats, parmi d’autres, se sont retrouvés projetés dans la tourmente médiatique de l’affaire DSK. Les récits qu’ils dressent de cette aventure sont le plus souvent épiques.

« Un jour, je suis resté sur le plateau d’ i>TELE de 16 heures à 1 heure du matin, raconte Denis Chemla. Il m’est arrivé aussi de devoir attraper un taxi moto pour passer d’urgence d’un plateau de télévision à un autre. Mais il n’y a pas eu que les apparitions sur les chaînes de télévision, nous avons aussi joué les hotlines pour des journalistes tous médias confondus qui avaient besoin de comprendre des aspects techniques du dossier ».

Expérience américaine

Effrayés, les avocats d’affaires, de se retrouver sous les projecteurs ? Pas tant que ça. Après tout, la prise de parole en public, c’est leur métier. « Bien sûr que c’est impressionnant, mais beaucoup moins que de plaider une affaire, confie Arthur Dethomas. Ce que je souhaitais éviter, c’était de sortir de la technique pour tomber dans le commentaire ». A priori, aucun d’entre eux n’est spécialiste du droit pénal américain, mais tous ont au moins une expérience de la procédure et c’est cette expertise que les journalistes sont venus chercher. « Lorsque j’étais étudiant à New-York, j’assistais régulièrement à des audiences pénales. Et puis je venais de vivre récemment une expérience similaire concernant une relation. La personne avait été arrêtée dans les mêmes conditions pour un délit financier », raconte Marc-Pierre Stehlin.

D’une manière générale, les professionnels consultés ont été agréablement surpris par le travail des médias français. « Je me demande si les journalistes américains se seraient autant investis dans la compréhension du système judiciaire français », remarque Christopher Mesnooh. Si l’affaire DSK a eu le mérite de faire découvrir le système judiciaire américain au public français, elle a également incité les Américains à réfléchir sur leur propre procédure. « Lamarche du coupable”, nous l’avions déjà vécue avec OJ Simpson ou encore Bernard Madoff, nous y sommes habitués et les Américains, en général, ont tendance à considérer que le système judiciaire fonctionne bien, confie Christopher Mesnooh. Mais il est vrai que l’émotion suscitée en France m’a amené à réfléchir. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que cette mise en scène destinée à montrer l’efficacité du système judiciaire pose un vrai problème au regard de la présomption d’innocence ».

La célébrité au bout du chemin ?

Y ont-ils gagné en notoriété ? Auprès du grand public, certainement. « Il m’est arrivé d’être interpellé dans la rue par des gens exprimant leur satisfaction de comprendre les aspects techniques du dossier, confie Denis Chemla. Et d’ajouter avec humour : « L’autre avantage, c’est que j’ai enfin pu réserver une table dans le restaurant en bas de chez moi d’ordinaire toujours complet ! »

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