Menu
S'identifier

« Nous voulons rester focalisés sur l’identité francophone et civiliste du cabinet »

JeantetAssociés vient d’annoncer le renforcement de son bureau à Luxembourg, avec l’ouverture de quatre départements : Fiscalité, Fonds d’investissement, Financement et marchés de capitaux, et Corporate. L’occasion pour Philippe Portier, associé en charge de la coordination de ce bureau, et membre du conseil de gérance, de détailler la stratégie internationale du cabinet.
JeantetAssociés a connu différentes phases dans son développement international. Pouvez-vous revenir dessus ?

Philippe Portier : Jeantet a ouvert son premier bureau à l’international à Abidjan dans les années 80, puis s’est développé en Europe de l’Est et à Bruxelles, Londres et New York. Les évolutions du marché nous ont ensuite amenés à nous concentrer sur la France. La question du développement à l’international s’est reposée au moment de la crise. De 1998 à 2005, il y avait une prime d’image aux cabinets qui exerçaient au sein de réseau intégré (comme les grands cabinets et franchises internationaux) en Europe. Nous avons attendu que cela passe, et nous avons bien fait. Ce mouvement a été suivi par un effet de restructuration des cabinets indépendants, au sein de réseaux internationaux non intégrés. Dans la seconde moitié des années 2000, les cabinets indépendants les plus efficients sur leur marché ont tissé des liens. Nous nous sommes inscrits dans cette tendance. À partir de là, nous avons dû répondre aux aspirations de nos correspondants, mais aussi de nos clients industriels, à l’élargissement de notre offre, notamment à l’international. Ce qui nous a poussé à la croissance organique et à proposer des activités que nous n’avions pas – ou plus.

Comment cela s’est-il traduit ?

P.P. : Nous nous sommes aperçu qu’il y avait une déficience d’offre juridique couvrant globalement la zone européenne civiliste et francophone. Notre réponse fut de mettre en place une stratégie Nord / Sud, qui puisse nous permettre de développer des synergies avec nos pratiques phares. Ainsi, nous avons choisi d’ouvrir au Luxembourg en 2013 car la demande était forte et l’offre locale n’était pas toujours à la hauteur des attentes des clients. Nous sommes arrivés en chevau-léger, en misant sur la créativité. Luxembourg est une place importante. D’abord pour la structuration des groupes puisque beaucoup de sociétés, notamment françaises, y ont transféré leur siège social. Ensuite, en termes de contentieux puisque c’est le siège de la CJUE. Enfin, en matière de fonds alternatifs, notamment dans le marché des oeuvres d’art et des biens de collection. Il existe en effet une volonté politique d’attirer des investisseurs pour des raisons autres que la tradition bancaire ou fiscale du pays. C’est pourquoi la législation sur l’art est en voie d’y être modernisée. Nous accompagnons nos clients sur ce marché, et dans le cadre du développement des fonds immobiliers.

Pourquoi avoir ouvert un bureau à Genève en septembre dernier (LJA 1175) ?

P.P. : Nous avons décidé d’accompagner les états majors et actionnaires d’entreprises françaises, qui s’installent là-bas. L’Arc lémanique abrite notamment des ETI que nous approchons dans le cadre d’une stratégie régionale de développement, sans pour autant ouvrir de nouveaux bureaux sur le territoire français. Par ailleurs, l’activité de notre clientèle de dirigeants et d’actionnaires en Suisse entre en synergie avec notre offre Jeantet– Family, tournée vers le développement, l’organisation et la transmission du patrimoine industriel familial. Enfin, la Suisse s’ouvre à certains marchés que nous connaissons bien ailleurs et que nous souhaitons développer localement : les PPP et la convergence avec le droit européen.

Allez-vous rouvrir un bureau à Bruxelles ?

P.P. : Oui, mais rien n’est fait. Cela prend du temps de trouver la bonne équipe. Si nous ouvrons un nouveau bureau à Bruxelles, ce ne sera pas pour y développer le droit de la concurrence, comme la plupart de nos concurrents, car nos équipes parisiennes n’ont pas besoin de cela ; ce serait plutôt un pôle réglementaire / affaires publiques, activité que nous avons déjà développée à Paris. Ce bureau pourrait également permettre, en lien avec celui de Luxembourg, une plus grande présence de notre part dans le contentieux devant les juridictions européennes.

Qu’en est-il de votre développement en Afrique ?

P.P. : Concernant l’Afrique sub-saharienne, nous avons dû fermer notre bureau d’Abidjan il y a longtemps, pour des raisons de sécurité. Néanmoins, nous continuons à travailler largement dans la région. Notre associé Thierry Lauriol est par exemple très actif dans les secteurs miniers et énergétiques, ainsi qu’en arbitrage Ohada. Il codirige d’ailleurs le diplôme universitaire de Droit International économique en Afrique de l’Université Paris II. Nous avons en outre accueilli Hugues de la Forge en 2011 et Philippe Malléa en 2012 (LJA 1013 et 1074) qui travaillent activement sur le continent sur les projets d’énergies, mines et infrastructures. Enfin, nous sommes sur le point de recruter un avocat sud-africain. Nous n’excluons pas d’ouvrir un nouveau bureau en Afrique francophone.

Et concernant le Magreb ?

P.P. : Nous avons ouvert un bureau à Casablanca en 2009, dirigé par notre associé Laurent Sablé, appuyé de nos deux associés locaux, Mamoune Kettani et Youssef Hassouni. Le bureau est aujourd’hui autonome et a pris sa place dans le paysage institutionnel local. Mais c’est aussi une porte vers l’Afrique subsaharienne, qui y accompagne notre clientèle marocaine, aujourd’hui très tournée vers le sud du continent. Rappelons que la BMCE (Banque marocaine du commerce extérieur) a aujourd’hui une filiale dans chaque pays d’Afrique !

Avez-vous d’autres projets de développement prévus hors de ces zones ?

P.P. : Non, nous voulons rester focalisés sur l’identité francophone et civiliste du cabinet. C’est d’abord cette promesse faite à nos clients que nous voulons tenir. Ailleurs, nous continuerons de travailler avec nos correspondants, membres ou non de réseaux comme le World Services Group (WSG) ou l’Energy Law Group (ELG) par exemple…

Découvrez LJA L' Annuaire

  • Se référencer dans l'Annuaire papier + web

    Offrez-vous une vitrine inédite et optimisez votre visibilité !

    Rejoignez la communauté LJA L'Annuaire !

    Se référencer
  • Abonnez-vous au flux RSS

    Pour ne rien manquer, recevez en temps réel, et gratuitement, les dernières actualités des cabinets référencés dans LJA L'Annuaire

    Découvrir
  • La Lettre des Juristes d'Affaires

    Chaque semaine, la Lettre fait un point complet des tendances du marché, suit avec précision les évolutions professionnelles des avocats et des juristes d’entreprise, décrit sans compromis les interventions ...

    Découvrir
Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format