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Jean-Claude Rivalland, managing partner d’Allen & Overy

Derrière sa voix timide se cache un leader, un vrai. De ceux qui osent détruire un édifice pour mieux le reconstruite ensuite. Depuis 2010 et ce qu’il appelle son « putsch », Jean-Claude Rivalland est seul aux manettes d’Allen & Overy Paris et compte bien faire figurer son cabinet au Panthéon des cabinets de la place.

Ne rien faire à moitié, quitte à tomber dans l’excès. C’est l’un des principaux traits de caractère de Jean-Claude Rivalland. S’il se met à jouer au tennis, pas question de se contenter de renvoyer la balle deux ou trois fois à son fils aîné : il peut y consacrer jusqu’à six heures de son week-end. S’il décide d’aller à la Fnac pour y dénicher quelques perles de musique baroque, qu’il affectionne, il en ressort bien souvent avec quelques kilos de CD. À la lumière de ce côté passionné, tout le parcours de l’associé chez Allen & Overy prend son sens. Lui qui, alors que le bureau parisien du cabinet fonctionnait via le lead d’un management committee, a reçu en 2010 l’aval de Londres pour transformer la structure de management du bureau de Paris ; exit le pouvoir entre les mains de quelques uns, désormais il n’y a plus qu’un seul homme pour décider : Jean-Claude Rivalland himself, élu managing partner depuis lors. « Le fait de se partager les décisions était plutôt sclérosant lorsqu’il fallait faire des choix drastiques. Cela manquait de “drive” et de détermination dans l’action. J’ai senti qu’il fallait bousculer les choses », explique-t-il.

De Gide à Allen

Bien sûr, le déménagement du cabinet au 52 avenue Hoche, en 2011, l’a aidé à gagner en visibilité et en prestige. Mais la ténacité de Jean-Claude Rivalland a indéniablement contribué au bon développement d’Allen & Overy Paris. Pourtant, ce niçois arrivé dans la capitale à l’âge de deux ans confie avoir été vers le droit « par défaut ». Influencé quelque peu par son père notaire, qui l’avait néanmoins dissuadé de marcher sur ses propres pas – trop de charges et pas assez d’avenir selon les dires paternelles. S’il estime au final qu’HEC lui aurait mieux convenu, c’est fort d’un DESS en droit des affaires et fiscalité à Assas et d’un parcours à Sciences-Po, section Ecofi, qu’il débute sa carrière chez Gide. À Bruxelles, d’abord, puis à Paris, au sein du département Concurrence. Petit à petit, le collaborateur se met également à traiter quelques dossiers d’acquisitions. Et en 1996, il se voit nommer associé. L’aventure tourne court quatre ans plus tard avec la vague de départs que connaît le cabinet. Persuadé qu’ils vont donner un second souffle au géant français et lui permettre de s’ouvrir à d’autres activités, Jean-Claude Rivalland déchante rapidement lorsqu’il s’aperçoit qu’il n’en est rien. « La nature a horreur du vide », souffle-til simplement. Il prend alors le chemin du best friendbritannique de Gide, Allen & Overy, qui vient justement d’ouvrir son bureau parisien. Avec lui Édouard Didier, à qui est « naturellement » dévolu le rôle de senior partner, Nicolas Bichot et cinq collaborateurs qui s’attellent à la création du département M&A. De cette période de débuts dans des locaux provisoires rue du Faubourg Saint-Honoré, l’associé garde le souvenir d’une ambiance au beau fixe, de bureaux partagés à six ou sept, de recrutements à la pelle et de dossiers qui s’accumulent, de l’OPA d’Elf en passant par celle de Total.

The show must go on

Six ans après la mise en place d’un management committee en 2004, Jean-Claude Rivalland reprend à lui seul les rênes de la structure. Suppression du poste de directeur général, recrutement d’une nouvelle chargée de communication, il tranche dans le vif sans jamais perdre de vue son objectif : faire d’Allen & Overy l’un des cabinets stars de la place de Paris. « En termes de participation des associés, paradoxalement, le fait d’avoir un management committee créait un frein à la fluidité de l’information. Aujourd’hui, elle se diffuse via l’équipe de directeurs et les décisions importantes sont prises lors des réunions d’associés, qui sont organisées tous les mois », précise le managing partner. Et en 2011, c’est un conseil de gérance composé de cinq associés qui est mis en place pour accompagner la stratégie du cabinet. Parmi eux, Marcus Billam, qui a quitté le navire en mars dernier pour réintégrer le cabinet qui l’avait vu débuter, Darrois Villey Maillot Brochier. Un coup dur pour Allen & Overy qui perd un client important, Vivendi, mais surtout l’un de ses associés phares en M&A. Celui-là même pour lequel Jean-Claude Rivalland avait notamment négocié la création du poste de managing partner, afin de lui prouver que le bureau de Paris avait une stratégie arrêtée. Pourtant, il jure aujourd’hui que cela n’impactera en rien le développement de la structure. « Ce départ n’est pas neutre, loin de là, mais ce n’est pas la fin d’Allen & Overy pour autant ! Le plus gros du travail a déjà été fait, et aujourd’hui l’activité du cabinet est divisée de manière équitable entre contentieux, corporate et finance. » Malgré tout, il concède que le déficit d’image du cabinet auprès des grandes entreprises française reste réel. La faute aux concurrents anglosaxons présents sur le marché depuis plus longtemps et d’une construction à coups de recrutements latéraux. Pour y remédier, l’avocat s’est notamment fixé comme challenge de bâtir des relations intuitu personaeavec des corporate. Pourquoi pas en échangeant quelques cartes de visites lors de ses réunions… de propriétaires de Harley Davidson, dont l’homme est passionné. « Dans le chapter HOG de mon quartier, je rencontre aussi bien des bikers que des dirigeants d’entreprises. J’aime cette mixité. »

Allen & Overy

Date de création du cabinet à Paris : 1999

Nombre d’associés : 34

150 avocats

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