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Radiographie des cabinets : la prime aux gros

Certes, ce n’est pas une reprise en fanfare. Néanmoins, selon la Radiographie 2015 des cabinets d’avocats d’affaires en France(1), les firmes semblent enfin sortir la tête de l’eau pour la deuxième année consécutive. Surtout si elles ont une taille suffisante et une dimension internationale. Décryptage.

La sortie de crise se confirme doucement pour les cabinets d’affaires en France. En témoignent les résultats de la Radiographie 2015publiée par Juristes_associés : en 2014, le chiffre d’affaires globale des structures a augmenté de 4,68 %. Une croissance timide, en ralentissement par rapport à celle de 2013 (8,81 %) et qui touche essentiellement les plus gros cabinets et les internationaux. En tête du classement par chiffre d’affaires, on trouve donc en pleine croissance les mastodontes Fidal (343 millions d’euros, soit une hausse de 6,32 %), CMS Bureau Francis Lefebvre (165,628 millions d’euros ; + 3,32 %) et Ey société d’avocats (164 millions d’euros ; + 5,13 %), suivis de Gide (137 millions d’euros ; + 3,79 %) et de White & Case (131,930 millions d’euros ; + 15,57 %). « Les internationaux, qui avaient été les plus touchés par la crise, bénéficient aujourd’hui de la reprise des transactions internationales et sont de nouveau très occupés, l’économie plus globale favorise leurs réseaux. Et les 4 Big se sont également bien développées, en raison d’une nouvelle offensive dans le juridique, commente Caura Barszcz, directeur de la publication de Juristes_associés. À l’inverse, les nationaux, qui ont souffert moins vite de la crise, en sortent plus lentement. La situation reste compliquée pour les structures comptant entre 30 à 50 productifs, notamment en région, qui sont moins agiles que des cabinets de niche mais pas assez importantes pour attirer les transactions internationales ».

Preuve de l’importance de cette dimension transnationale, les 10 premiers cabinets en termes de ratio chiffre d’affaires/ associés sont tous internationaux, Skadden, Shearman & Sterling et Freshfields tenant, comme l’année précédente, le haut du pavé.

Parallèlement à la hausse de leur chiffre d’affaires, les gros cabinets voient également leurs effectifs augmenter. Ils sont ainsi 30 (de Fidal à Norton Rose Fulbright, en passant par Capstan, Clifford Chance, Bredin Prat ou DLA Piper) à compter plus de 100 productifs (contre 27 l’année précédente).

Plus d’associés et moins de counsels

Les recrutements sont de façon générale en hausse dans les structures avec une augmentation de 3 % des collaborateurs et de 1,6 % du nombre total d’associés, et une hausse de 10,74 % d’associés equity. À l’inverse, les statuts intermédiaires connaissent eux une désaffection certaine avec une baisse de 60,27 % du nombre d’associés non equity et de 27 % du nombre de counsels. « Faute d’un travail d’homogénéisation du marché, les statuts intermédiaires sont de véritables fourre-tout, qui ont permis de faire patienter de futurs associés mais qui ont aussi constitué une voie de garage, poursuit Caura Barszcz. Le fait qu’ils marquent aujourd’hui une halte prouve que les cabinets sentent une reprise et cherchent une nouvelle structuration ».

En termes de pratiques, « les gros cabinets ont poursuivi leur diversification (droit public, IP/IT…) et ont grignoté des parts de marché en développant des synergies leur permettant d’accompagner leurs clients dans tout ce qu’ils entreprennent », ajoute-t-elle.

L’union fait la force

Autre phénomène marquant, qui s’est d’ailleurs poursuivi en 2015 : la tendance au rapprochement. À la recherche d’une taille critique, nombre de petits cabinets qui avaient émergé pendant la crise s’éclipsent avec la reprise. « Leur création n’était pas la preuve d’un marché dynamique, mais révélaient une situation d’attente », estime Caura Barszcz. Leur disparition peut alors être due à une fusion (comme Quadrige et Parme Avocats en début d’année – LJA 1206), ou au départ des fondateurs pour des structures plus importantes (comme trois des associés de BMS’ pour PDBG cet hiver – LJA 1200). Le recours à des réseaux reste également un antidote contre l’isolement, comme en témoigne la création récente d’Etelio qui, sous l’impulsion de Granrut Avocats, regroupe 7 cabinets hexagonaux (LJA 1221). Enfin, du côté des internationaux, les « combinations » se poursuivent : après Norton Rose Fulbright, King & Wood Mallesons et Dentons, Wragge Lawrence Graham se rapprochera en janvier prochain de Gowlings. Dépassant alors le millier de productifs dans le monde.

1) Radiographie 2015 des cabinets d’avocats d’affaires en France, Juristes_associés, sept. 2015

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