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La rémunération des juristes d’entreprise progresse

L’Association française des juristes d’entreprise (AFJE) vient de publier une nouvelle enquête sur les juristes d’entreprise et leur rémunération, sept ans après la précédente. Une mise à jour qui permet de dessiner les contours de la profession de juristes en France et son évolution au sein de l’entreprise.

L’enquête de l’AFJE sur les rémunérations des juristes d’entreprise en France était attendue par la profession. Pour preuve : le nombre de répondants qui, avec un total de 1 007 sur 5 000 juristes sollicités, représentent près de 7 % de la profession. Il faut dire que cela faisait sept ans qu’une telle étude n’avait pas été réalisée. Une mise à jour s’imposait donc pour permettre aux juristes de se positionner, notamment vis-à-vis des dirigeants et des DRH.

Premier enseignement de l’enquête : l’âge moyen des juristes d’entreprise a augmenté, passant de 36 ans en 2008 à 39 ans en 2015. Ce vieillissement s’accompagne d’un recrutement de profils de plus en plus diplômés. Ainsi, 90 % des juristes sont aujourd’hui titulaires d’un Master 2 en droit (ou équivalent), la proportion étant plus importante chez les moins de 30 ans que chez les plus de 55 ans. À noter qu’en plus de ses études juridiques, un juriste sur deux a complété son cursus par un diplôme non juridique (MBA, IEP), école de commerce, Master I ou Master II d’autres filières. Outre ce bagage universitaire fourni, les juristes d’entreprise disposent de compétences de plus en plus pointues en langues, 97 % d’entre eux déclarant travailler en anglais, dont 30 % à titre principal. Un tiers des répondants est également spécialisé sur une discipline du droit (droit des affaires, droit des contrats, droit des sociétés, propriété intellectuelle, droit social ou droit immobilier), l’encadrement étant cependant majoritairement effectué par des juristes généralistes (54 %).

Par ailleurs, contrairement aux idées reçues qui voudraient que les écoles d’avocats forment des bataillons de juristes d’entreprise, seuls 19 % des répondants sont titulaires du CAPA. Ces derniers intègrent principalement les grandes organisations, la proportion d’anciens avocats étant de 22 % dans les entreprises enregistrant un chiffre d’affaires de plus de 30 milliards d’euros et seulement de 10 % dans les entreprises dont le chiffre d’affaires est compris entre 1 et 10 millions d’euros. Une tendance qui s’explique par la valorisation de ce certificat et de l’expérience qui l’accompagne, les juristes titulaires du CAPA percevant en moyenne un salaire supérieur de 25 % au salaire moyen de référence 2015.

Concernant le salaire justement, le revenu brut annuel des juristes d’entreprise (hors part variable) a augmenté de 1,3 % par an depuis 2008. Par catégorie, un juriste a ainsi gagné en moyenne 50 113 euros en 2015 (soit une augmentation de 7 % par rapport à 2008), un responsable juridique a touché en moyenne 67 791 euros (soit une hausse de 9 %) et un directeur juridique a été rémunéré 110 261 euros l’an dernier (soit une croissance de 12 %). Des chiffres qui, comparés à l’inflation cumulée des sept dernières années, laquelle s’élève à 7,5 %, témoigne d’une hausse du pouvoir d’achat pour les plus hautes fonctions juridiques.

Sur l’année 2015 plus particulièrement, la majorité des répondants a bénéficié d’une augmentation comprise entre 0 et 5 %. Pour un quart d’entre eux, c’est le critère de performances atteintes ou dépassées qui a justifié la décision et le niveau d’augmentation, prouvant que le juriste est désormais perçu comme un contributeur à la valeur de l’entreprise. 67 % des personnes interrogées estiment d’ailleurs que leur expertise est reconnue en interne comme facteur de compétitivité pour leur organisation.

Concernant la part variable de rémunération, elle concerne surtout les juristes les plus expérimentés. 92 % des plus de 55 ans (contre 57 % pour les moins de 30 ans) déclarent ainsi en avoir touché une en 2015, cette dernière dépassant même les 15 % du salaire pour 42 % d’entre eux.

Reste que, malgré cette tendance globale de rétribution à la hausse, seuls 32 % des répondants se déclarent satisfaits de leur rémunération. Or, pour voir augmenter leur revenu, 86 % des juristes pensent qu’il est nécessaire de changer d’employeur. Un sentiment qui témoigne de l’absence de plan de carrière proposé par les DRH, et qui est d’autant plus dommageable que 8 juristes sur 10 manifestent de l’intérêt pour leur poste.

Concernant la parité hommes/femmes, force est de constater qu’un long chemin reste à parcourir. Si les femmes représentent 67 % de la profession en 2015 (contre 56 % en 2008), elles perçoivent un salaire inférieur aux hommes, en moyenne de 8 % pour les juristes, de 7 % pour les responsables juridiques et de 14 % pour les directrices juridiques. Ce sont les plus de 50 ans qui souffrent de l’écart de salaires le plus important (à hauteur de 26 %), le décrochage se faisant à partir de 35 ans. Cette disparité se retrouve également dans le niveau de responsabilité : 40 % des femmes déclarent avoir une autorité hiérarchique sur leur service, contre 60 % pour les hommes.

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