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Big Six, la réforme ne les tuera pas

Après le GIE Fidal-Rambaud Martel, Coopers & Lybrand CLC Juridique et Fiscal vient de conclure une alliance avec trois cabinets d’avocats de province et constitue un réseau juridique européen. On ne parle plus sur la place que de la future alliance (imminente, même si non encore confirmée officiellement, et dont la nature reste pour le moment volontairement floue) entre Arthur Andersen et S.G. Archibald. On murmure aussi que Price Waterhouse chercherait des partenaires… Les Big Six recrutent également des avocats d’affaires pour constituer le pôle judiciaire qui leur manquait encore. Le paysage change. C’est ce que la loi de fusion voulait. Pour autant les frontières sont-elles abolies ? Nombre d’avocats “de souche” continuent de voir dans les anciens conseils juridiques cette noblesse d’Empire, prospère et satisfaite qui irritait les familles ducales. Ils estiment même que les Big Six cherchent à s’acheter une légitimité, sur un marché en crise qui est en quête d’un second souffle. Un des paradoxes de la réforme de 1990 est d’avoir été voulue en opposition au chiffre alors qu’en même temps le barreau prône l’interprofessionnalité. Partant, d’ici cinq ans, les cabinets n’auront plus le droit de faire mention d’une quelconque appartenance à un réseau s’il n’est pas exclusivement juridique. On comprend que les Big Six soient prudents. Les voilà contraints de faire disparaître de leur raison sociale, cartes de visite, papier à en tête et plaquette, toute référence d’appartenance à leur réseau. Certains y réfléchissent déjà : la mention KPMG n’est plus accolée à Fidal et la branche juridique de Coopers et Lybrand se nomme CLC. Un premier pas. Si la loi fait obligation aux juristes des big six de ne plus se prévaloir d’une telle appartenance - pour éviter une confusion toujours possible ou pour qu’ils ne bénéficient pas d’un effet de publicité indû - il ne leur est pas pour autant interdit d’appartenir à ce réseau. Depuis longtemps d’ailleurs les structures juridiques sont autonomes et, affirme-t-on, il n’y aurait qu’un partage des frais de structures et aucune rétrocession sur les apports d’affaires. Que les avocats de “souche” - expression qui fait florès depuis la fusion - ne se réjouissent donc pas trop vite : les plans marketing des équipes juridiques des big six seront certes considérablement handicapés mais un pourcentage non négligeable de dossiers (selon nos estimations, voisin de 70 % actuellement) continuera d’arriver par le réseau.

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