Menu
S'identifier

Guinness : à qui profite le crime ?

Le procès Guinness qui s’est achevé par de très lourdes peines -cinq ans de prison notamment pour Ernest SAUNERS, son ancien PGF- pourrait aussi être celui de certaines mœurs financières de la City. Le point de vue de nos confrères anglais de Legal Business.

Maintenant que la justice anglaise s’est écrasée avec fracas sur les épaules de Guinness et de ses défenseurs, la presse financière londonienne s’attend à une transformation de la City. Une City où l’avidité a cédé le pas au labyrinthe des règlements et des lois en vigueur. Quiconque s’est penché sur cette législation se sera aperçu qu’elle n’est pas d’une compréhension aisée.

Comme toujours, c’est là où le lawyer intervient. A Londres, les fusions et acquisitions se font de plus en plus rares, au regret des grands cabinets qui en ont largement profité durant la dernière décennie. Quant on demande à ces cabinets comment ils vont redéployer leurs équipes fusions et acquisitions, personne ne semble concerné par le problème.

Guinness leur a peut-être apporté la clé du problème ? La City n’a pas retourné sa veste en une nuit, mais on ne peut sous-estimer les débuts de paranoïa que l’issue du procès et la sévérité du verdict ont provoqués. Chacun est désormais potentiellement responsable.

En public, les lawyers se lamentent de l’opacité de l’ensemble de la réglementation financière. Mais en privé, beaucoup déjà se réjouissent en attendant le surcroît de travail qu’une telle opacité induit.

Reste à savoir si le fils d’Ernest Saunders avait raison en affirmant que le procès dans son ensemble n’était qu’un spectacle. Si le gouvernement britannique a le réel désir de s’attaquer à la City, alors le procès Guinness et celui, imminent, de Blue Arrow, ne seront pas les derniers scandales à éclater.

Cependant, beaucoup nourrissent des craintes sur une vraie détermination des autorités. Une fois le soufflé retombé, beaucoup des anciennes pratiques resurgiront. C’est là que le Serious Fraud Office (SFO) a vraiment une opportunité pour justifier son existence. Avant l’affaire Guinness, le SFO -mal financé et manquant de personnel- était souvent critiqué, parce qu’il avait obtenu un nombre très limité de condamnations.

Maintenant que le jury a rendu suffisamment de verdicts, d’aucuns espèrent que le SFO a enfin pris sa place comme institution respectée.

Découvrez LJA L' Annuaire

  • Se référencer dans l'Annuaire papier + web

    Offrez-vous une vitrine inédite et optimisez votre visibilité !

    Rejoignez la communauté LJA L'Annuaire !

    Se référencer
  • Abonnez-vous au flux RSS

    Pour ne rien manquer, recevez en temps réel, et gratuitement, les dernières actualités des cabinets référencés dans LJA L'Annuaire

    Découvrir
  • La Lettre des Juristes d'Affaires

    Chaque semaine, la Lettre fait un point complet des tendances du marché, suit avec précision les évolutions professionnelles des avocats et des juristes d’entreprise, décrit sans compromis les interventions ...

    Découvrir
Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format