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Même si Jean-Christophe Mitterrand s’est défendu a posteriori d’avoir attaqué l’institution judiciaire (« les mots [que j’ai utilisé] peuvent paraître durs mais ils ne s’adressent pas à la Justice, ils s’adressent à un homme »), les diatribes (un juge qui « sue la haine avant d’ouvrir la bouche », et non qui « pue la haine » comme l’avait d’abord indiqué l’AFP ! sic) qu’il a lancées à l’attention du juge Courroye n’ont pas manqué d’être interprétées par l’ensemble des magistrats comme des attaques les visant directement.

Les juges d’instruction chargés des affaires financières au tribunal de Paris ont ainsi fait part au président Magendie (qui a lui-même publiquement soutenu le juge d’instruction) de leur soutien au juge Courroye « devant les attaques indignes dont il est l’objet » et de leur « vive inquiétude devant le mouvement de personnalisation des décisions de justice sur lequel s’appuient d’évidentes manœuvres de déstabilisation de ceux à qui la loi a confié la charge d’instruire ». Et de conclure : « Toutes ces entreprises, à terme, tendant à saper les fondements de l’état de droit ». Le procureur de la République Jean-Pierre Dintilhac, le président de la Cour de cassation Guy Canivet, le président de la cour d’appel de Paris Jean-Marie Coulon, l’ancien garde des Sceaux Pierre Méhaignerie, l’ancien juge d’instruction Thierry Jean-Pierre ou le député Verts Noël Mamère, parmi de nombreux autres, ont aussi dénoncé les insultes et les violences verbales dont est victime le magistrat. Autre soutien, plus inattendu celui-là : celui de Pierre Botton, pourtant « victime » du juge Courroye. « C’est un magistrat atypique, d’une très très grande rigueur, très sévère. Implacable. Mais ce n’est pas un magistrat qui va aller chercher des charges là où il n’y en a pas », a ainsi déclaré l’homme d’affaires.

De leur côté, le sénateur Hubert Haenel (photo), magistrat de son état, ou le député Francis d’Aubert, ont appelé le garde des Sceaux à engager des poursuites. Un garde des Sceaux bien décidé à ne pas rentrer dans le débat. « J’ai choisi de ne pas prendre le même chemin, aller vers un micro, vers le style d’un journaliste, pour rentrer dans une situation de médiatisation à mon avis excessive, qui conduit à ce que la sérénité, l’apaisement ne soient présents dans cette affaire comme dans les autres », a ainsi déclaré Marylise Lebranchu, ajoutant qu’elle « avait plutôt choisi de recevoir les organes représentatifs des juges d’instruction, de discuter avec eux de ce qu’il convient de faire devant l’hypermédiatisation de certaines affaires ».

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