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« L'affaire Enron/Andersen »

Impossible d'ignorer ce qui est en passe de devenir « l'Enrongate ». Les conséquences de ce désastre économique sont en effet multiples, à commencer par les petites porteurs qui voient leur retraite partir en fumée. Au-delà, et sans évoquer les éventuelles implications politiques que cette affaire pourrait avoir, plusieurs entreprises vont sans doute être touchées par les répercussions directes ou indirectes de cette affaire, au premier rang desquelles des cabinets d'audit ou d'avocats.

Andersen

Après Enron, le cabinet d'audit est bien évidemment le plus touché. Notamment en Europe, où sa visibilité est plus grande que celle de son client. « On ne peut pas s'empêcher de se sentir éclaboussé », déclarait ainsi au Monde un consultant du bureau de Neuilly. Joseph Berardino, qui préside aux destinées de ce Big 5, a admis qu'il rencontrait des clients tous les jours afin d'expliquer et de rassurer et Aldo Cardoso, président d'Andersen France, soulignait lui, toujours dans Le Monde (édition du 23 janvier), la nécessité de rassurer aussi en interne.

Pour certains, le coup pourrait être fatal. Quelques jours après la révélation du désormais célèbre « Stop the shredding », la perspective d'une fusion été régulièrement évoquée.

La profession comptable en général

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase. C'est sans doute le sentiment qui domine, et notamment à la Securities & Exchange Commission (SEC) qui, sous la conduite de son directeur Harvey Pitt, à d'ores et déjà suggéré la création d'un organe indépendant de surveillance, qui serait composé en majorité de personnalités extérieures à la profession. La profession pourrait ainsi perdre la faculté de s'auto-contrôler.

Harvey Pitt

Le président de la SEC n'est, lui non plus, pas épargné par les critiques. Son plan d'action, jugé trop timide, a été vivement critiqué.

Avocat de l'Aicpa (American Institute of Certified Public Accountants, Institut américain des comptables certifiés) et des Big 5 lorsqu'il exerçait au sein du cabinet Fried Franck Harris Shriver & Jacobson, les apparences jouent, en outre, contre lui. Ses opposants n'hésitent pas à agiter le chiffon du conflit d'intérêts – que l'on reproche justement aux comptables –, et ce même si son intégrité est régulièrement saluée.

En outre, le Public Oversight Board, organisme chargé de surveiller les activités des plus grandes firmes comptables, vexé de ne pas avoir été consulté par Harvey Pitt sur le nouveau projet de régulation, a décidé à l'unanimité de ses membres de s'auto-dissoudre.

Vinson & Elkins

Ce cabinet originaire de Houston (Texas), consulté par le président d'Enron suite aux craintes émises par le vice-président de la société Sherron Watkins sur la fiabilité des comptes, a conclu qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter, dans une note de 9 pages rédigé par l'associé Max Hendrick. Sherron Watkins ne souhaitait pourtant pas avoir recours à ce cabinet, évoquant le risque de conflits d'intérêts. Vinson & Elkins était en effet intervenu sur deux opérations – baptisées Raptor et Condor – où Sherron Watkins soupçonnait le traitement comptable d'être fragile, voire malhonnête.

Les avocats en présence

Une pléiade d'avocats est bien évidemment présente sur cette affaire, et il est encore difficile de savoir exactement qui conseille qui. Il semble toutefois que, pour Enron, soient présents les cabinets Weil Gotshal & Manges (sur la faillite), Skadden Arps Slate Meagher & Flom (corporate, cessions d'actifs et relations avec les plaignants, les régulateurs, les enquêteurs…) et Milbank Tweed Hadley & McCloy.

Citigroup et JP Morgan Chase & Co, les plus gros créanciers d'Enron, seraient respectivement conseillés par les cabinets Shearman & Sterling et Davis Polk & Wardwell. Une collaboration qui pourrait pourtant prendre rapidement fin pour ce dernier puisqu'il est, par ailleurs, conseil d'Andersen.

Des conflits d'intérêts potentiels qui expliquent que certains cabinets réputés soient peu présents sur l'affaire, comme c'est le cas de Sullivan & Cromwell, qui serait le conseil de David Duncan, auditeur incriminé dans l'affaire Enron et qui a été renvoyé par Andersen.

D'autres, comme Simpson Thacher & Bartlett, Cleary, Gottlieb, Steen & Hamilton ou Cravath Swaine & Moore, pourraient entrer prochainement dans la danse, pour conseiller les victimes – multiples – de l'affaire Enron.

David Boies, qui fut notamment l'avocat d'Al Gore devant la Cour suprême dans le contentieux électoral l'opposant à George Bush, défend, lui, l'ancien CFO d'Enron Andrew Fastow.

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