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Le syndicalisme des juristes d’affaires et la nouvelle profession d’avocat

Le 1er janvier 1992, une nouvelle profession aura, dans notre pays, la charge d’effectuer les missions jusqu’alors exercées par les conseils juridiques et par les avocats.

Dotée de moyens d’exercice largement repris de ceux dont bénéficiaient les conseils juridiques, cette profession est née d’une réforme qui avait comme objectif prioritaire de créer une profession concurrentielle sur le marché du service aux entreprises. Les juristes d’affaires du barreau et de l’Association Nationale des Conseils Juridiques se sont d’ailleurs retrouvés parmi les éléments moteurs de la réforme, au sein de l’Intersyndicale avocats/conseils juridiques. Le Conseil aux entreprises, leur assistance devant les juridictions, pour reprendre l’expression d’un chef d’entreprise éminent, A. LEENHARDT, président de l’UIMM, est un “élément de leur compétitivité”. Nos missions, qui participent à la création et au développement de la vie économique de notre pays, ne sont pas subalternes, ni inférieures aux autres missions du barreau. La nouvelle profession d’avocat va donc devoir réussir à faire la synthèse de deux cultures, égales en dignité, et adapter son mode de fonctionnement à des objectifs plus divers que par le passé. Vraisemblablement, ce ne sera pas chose facile, mais il faut faire confiance aux hommes de bonne volonté qui existaient dans les deux anciennes professions.

Le rôle d’un syndicat, dans cette nouvelle situation, peut être de regrouper l’ensemble des professionnels de toutes les origines. Il peut être également de regrouper certains d’entre eux liés par leur domaine d’intervention.

Le nouveau barreau français n’échappera sans doute pas à l’évolution qui s’est produite dans tous les pays industrialisés : l’émergence d’un grand syndicat de juristes d’affaires. Il a sa place, désormais, dans notre pays, pour que les besoins spécifiques du barreau d’affaires puissent être défendus. Il doit servir à promouvoir le droit français, à le faire évoluer en vue de l’adaptation permanente que réclame la vie économique. Il doit permettre de donner aux juristes d’affaires leur place dans la représentation professionnelle, et au-delà, dans la cité. Ce n’est pas une ambition démesurée.

Ce sera en revanche un test de la maturité des avocats concernés et de leur volonté de prendre leur avenir en main.

* Président de l’Association Nationale des Conseils Juridiques (ANCJ)

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