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Six mois de fusions-acquisitions 2003 : les cabinets américains gagnent en influence à l’international

Le marché des fusions-acquisitions redresserait-il un peu la tête ? Depuis avril, en tout cas, les analystes de Thomson Financial ont constaté une légère reprise de l’activité au niveau mondial. Durant les six mois qui viennent de s’écouler, si le volume des deals a continué de baisser – de 5,7 % par rapport à la même période l’an passé – le ralentissement était surtout visible en tout début d’année. La fin du semestre est meilleure. Les 294,3 milliards de dollars générés par les opérations de fusions-acquisitions depuis avril représentent une amélioration équivalente à 14 % par rapport aux premiers mois de l’année. En période de vaches maigres, la moindre lueur d’espoir ferait-elle frémir de bonheur ? Car il ne faut pas s’y tromper, le marché international des fusions-acquisitions reste toujours comparable à ses bas niveaux de 1995.

ÉTATS-UNIS : UN BOND POUR JONES DAY

Aux États-Unis, les opérations annoncées ont été un tantinet plus nombreuses mais de moindre valeur. 163,7 milliards de dollars, c’est 16,7 % de moins que l’an passé.

Ce sont, là aussi, les six mois les plus difficiles depuis 1995. C’est le cabinet Skadden Arps Slate Meagher & Flom qui affiche les meilleurs résultats. En revanche, il est précédé par Jones Day et Sullivan & Cromwell pour les opérations conclues ou inconditionnelles. La progression du cabinet de la 20ème à la 1ère place est impressionnante. Elle s’explique notamment par sa participation à l’acquisition de Pharmacia par Pfizer, opération qui avait été évaluée à 60 milliards. Soit presque les trois quarts du montant total des dossiers sur lesquels le cabinet est intervenu.

Pour mieux faire face à un marché encore particulièrement tendu sur le plan national, les sociétés américaines sont allées à la pêche aux bonnes affaires à l’extérieur de leurs frontières. Elles ont investi un total de 39,8 milliards de dollars autour du monde, dont une bonne partie en Europe, contre 25,9 milliards en 2002. Une situation qui a logiquement bénéficié aux cabinets américains dans les classements monde. Il en est ainsi de Jones Day, toujours, qui de dix-huitième l’an passé, se hisse cette année en quatrième position ou de Gibson Dunn & Crutcher qui gagne quatorze places. Quand à Skadden Arps, cinquième sur les opérations conclues ou inconditionnelles, il prend la tête sur les fusions annoncées, devançant trois firmes du magic circle : Linklaters, Clifford Chance et Allen & Overy.

À noter également : la belle progression de ces cabinets sur le vieux continent. Dans le classement Merger Markets, de 10e en 2002, Skadden Arps monte en 4ème place ; de 12ème, Sullivan & Cromwell grimpe à la 6ème place, tandis que Davis Polk & Wardwell et Fried Frank Harris Shriver & Jacobson font un saut de treize et de quatorze places respectivement. Chez Thomson Financial, c’est la progression de Sullivan & Cromwell qui est la plus notable. L’intérêt croissant des firmes américaines pour l’international se confirme clairement dans ces classements.

EUROPE : BELLES OPÉRATIONS AU SUD

Cependant, globalement, ce sont toujours les firmes du magic circle qui mènent la danse. Clifford Chance et Linklaters ? Linklaters et Clifford Chance ? Pour l’Europe, Merger Markets et Thomson Financial ne sont pas tout à fait d’accord, le premier plaçant Clifford en tête avec 96 opérations et le second n’en répertoriant que 86, déclassant ainsi le cabinet en seconde position, au profit de Linklaters. Question de critères de sélection.

Plus intéressant : la présence en nombre (v. tableau numéro 2) des cabinets du sud de l’Europe et notamment des italiens. Il est vrai que, ce semestre, la plus belle opération du vieux continent a été le LBO sur Seat, les pages jaunes italiennes cédées par Telecom Italia le mois dernier pour 5,65 milliards d’euros. Une opération qui permet au cabinet Gianni, Origoni, Grippo & Partners de se hisser à la 8ème place des classements européens, alors qu’il n’était que 56ème un an plus tôt.

BREDIN PRAT, PREMIER CABINET FRANÇAIS

Et les cabinets français dans tout ça ? Thomson Financial a choisi de ne pas communiquer ses classements par pays, se contentant de présenter une moyenne européenne. Pour Merger Market, cette année, dans l’hexagone aussi, la pole position revient à Linklaters. Le premier cabinet français reste Bredin Prat, par ailleurs classé vingtième à l’international par Thomson Financial. Il est d’ailleurs aussi le premier non anglo-saxon dans le classement européen de ce dernier. Il n’apparaît pas, en revanche, dans le classement Merger Markets. Est-il utile de rappeler – au vu des différences qui existent entre leurs résultats – que ces classements, qui reposent principalement sur les informations fournies par les banques d’affaires et les cabinets eux-mêmes ne peuvent être qu’un reflet partiel de la réalité ?

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