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Congrès de l’ACE : comment occuper l’espace conseil ?

Les déclarations de Jean-Pierre Raffarin sur le « rôle d’accompagnement à la création d’entreprises » des experts-comptables a agacé, ravivant d’anciennes querelles opposant le chiffre et le droit. Le dernier congrès de l’ACE, dont le thème était « avocat : la valeur ajoutée du conseil », a été l’occasion de réaffirmer la place de l’avocat dans l’espace conseil.

« Aujourd’hui, ce n’est plus le cabinet qui présente une offre mais le client qui exprime un besoin. Nous devons répondre au défi du marché du droit comme étant les seuls à pouvoir offrir au client le savoir juridique et la vision stratégique suffisante ». Le débat de l’atelier « comment occuper l’espace conseil » est lancé par Claude Noël, président de l’Association des Avocats Conseil d’Entreprise Lorraine et président du Congrès 2003. Idée force : l’avocat se doit de rechercher toujours et encore l’excellence dans ses domaines de compétence, sans négliger la concurrence éventuelle des professions voisines. « Depuis le début des années 90, nous n’avons fait que perdre du terrain sur tous les marchés émergents, que sont le droit fiscal et le droit social » a lancé Alain Hollande, « remettons-nous en cause ! ».

L’importance du rôle de l’avocat conseil dans l’accompagnement d’une entreprise n’est pas à prouver. Peut-être s’agit-il aujourd’hui de le faire savoir. Didier Apostolo, Dauphin du Bâtonnier de Nancy, prêche pour la disponibilité et la proximité, « il faut être sur le terrain avec le client et coller à la réalité de l’entreprise ». Allant dans ce sens, le Barreau de Nancy organise, deux à trois fois par an, des colloques relayés par la presse mettant en relation entreprises et avocats. L’initiative, citée en exemple, a remporté un vif succès auprès des chefs d’entreprises de la région.

Pour Jean-Marie Burguburu, futur Bâtonnier de Paris, l’accent doit être mis sur le renforcement des compétences, qui passe par le renforcement des structures. « Il est périlleux pour nos confrères de rester seuls, le travail en équipe rend plus libre », affirme-t-il. Ensuite, un travail de communication s’impose, « les clients doivent se rendre compte que nous sommes à leur service. Occuper l’espace conseil, c’est répondre aux attentes et besoins du client ». « Et c’est aussi communiquer sur notre métier » ajoute Didier Apostolo.

Certains avocats rappellent d’ailleurs que la profession dispose de moyens de se faire connaître et de faire connaître ses compétences. « Servons nous de nos mentions de spécialisation », lance Thierry de Lorgeril, avocat au barreau de Saint Nazaire. « C’est la reconnaissance naturelle d’un niveau d’excellence ». Elles contribuent à donner une certaine visibilité au client qui ne sait pas toujours à qui il doit s’adresser. Autre suggestion : obtenir la possibilité de se servir du titre d’Avocat Conseil, et que celui-ci soit reconnu et encouragé par les autorités ordinales.

Contrairement aux notaires et aux experts-comptables, capables d’offrir une image unifiée de leur profession, les avocats n’ont pas réussi à créer des campagnes de communication globales. Il n’existe pas véritablement d’organe de communication qui serait chargé de parler d’une seule voix, au nom de tous les avocats. Dans l’opération très médiatique du train de la création d’entreprise, les experts-comptables étaient aux premières loges. Ils avaient déployé les moyens financiers suffisants pour faire parler de leur métier. « Sommes-nous prêts à mettre les mêmes moyens ? » interroge Alain Hollande en interpellant son auditoire.

Propos
Discours de Marc Guillaume, directeur des Affaires civiles et du Sceau (extraits)

« Le Gouvernement s’est mobilisé sur l’enjeu majeur pour notre pays qu’est la création d’entreprise (…) Le Garde des Sceaux est profondément convaincu que le droit est à cet effet un facteur primordial (…).

En ce qui concerne les experts-comptables, cette mobilisation implique une modernisation de certaines règles de leur statut fixé par l’ordonnance de 1945. Le Gouvernement a été habilité par le Parlement à opérer cette modernisation par ordonnance au terme de la loi Plagnol de simplification. La modernisation de ces règles implique-t-elle de revenir sur la distinction du chiffre et du droit ? Le Garde des Sceaux ne le pense pas. Il est totalement convaincu du rôle de conseil joué par les avocats au profit des entreprises. (…)

Œuvrer pour la création d’entreprise ne passe pas par une modification des compétences respectives des professionnels du chiffre et du droit mais par une mobilisation conjointe des experts-comptables et des avocats. Les travaux de la FNUJA et des jeunes experts comptables sont en ce sens exemplaires. Il faut s’en inspirer. »

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