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LES DÉFIS DE LA PROFESSION SONT AUTANT DE CHANCES À SAISIR

Édouard de la Lamaze est associé au sein de la SCP Carbonnet, Lamaze, Rasle & Associés. Il est avocat au barreau de Paris depuis 1979. Président de l'UJA de Paris (1993-1994), il a aussi été président de la FNUJA (1994-1995). Membre du conseil de l'Ordre du barreau de Paris (1996-1999), il a par ailleurs été délégué interministériel aux professions libérales de septembre 1996 à mai 2002. Il est candidat au dauphinat pour la deuxième fois.

La profession d'avocat se trouve à une période charnière de son histoire. Jamais sans doute elle n'avait été confrontée à autant d'interrogations vitales sur son avenir tant sur le plan international, qu'au niveau interne.

Ces six mois de rencontres et d'échanges avec un très grand nombre de confrères, m'ont permis de conforter ma perception des priorités pour l'Ordre afin d'accompagner demain, efficacement, notre profession face aux grands enjeux auxquels elle doit faire face. Les attaques contre notre indépendance, le secret professionnel, les tentatives de déréglementation, la situation des jeunes, la concurrence des autres professions, sont autant de défis que nous devons relever.

En tant qu'ancien président de l'UJA de Paris et de la FNUJA et ancien délégué interministériel aux professions libérales, j'ai travaillé sur ces questions, je les connais bien, et je souhaite plus que jamais mettre cette expérience au service de ma profession. Il n'y a de fatalité que dans l'inaction, beaucoup peut être fait, l'enjeu est bien aujourd'hui de transformer ces évolutions en autant d'opportunités à saisir.

La situation des jeunes avocats est précaire, et le statut du collaborateur libéral est le premier dossier auquel il faut s'attaquer car il crée une insécurité juridique non seulement pour les jeunes, mais aussi pour les cabinets. Le barreau parisien est jeune, la moyenne d'âge est de 34 ans à Paris contre 42 ans sur l'ensemble du territoire. C'est une chance formidable, encore faut-il s'en donner les moyens. Il est du devoir du Bâtonnier de Paris de prendre en main cette réalité, en priorité, et d'aider les jeunes dans la conduite de leur carrière. Le contrat qui régit actuellement les relations des jeunes collaborateurs avec leur structure d'accueil a été imaginé en 1920 ! Celui-ci est simplement défini en creux par rapport au salariat. Cette absence de statut pénalise autant les collaborateurs que les cabinets dans lesquels ils exercent. Plusieurs décisions de jurisprudence ont en effet considéré ces dernières années que l'impossibilité pratique pour un collaborateur de développer une clientèle personnelle emportait requalification de son contrat en contrat salarié. En 1996, j'avais proposé un statut de la collaboration libérale qui a été approuvé par le Barreau de Paris et le CNB. Renaud Dutreil s'est emparé du sujet mais aujourd'hui le dossier est en panne. Si je suis élu, l'une de mes premières actions sera de rencontrer notre confrère Jean-Louis Borloo, pour l'alerter sur l'urgence de la situation et mettre enfin en place les garanties nécessaires au développement de relations de confiance entre collaborateurs et patrons de cabinet.

Un des autres grands enjeux de la profession est la création d'un « Homme du droit ». Je déplore d'ailleurs qu'au moment où la Chancellerie nous y invite avec force, elle rédige parallèlement des décrets d'application sur les holdings des notaires, huissiers, avoués et commissaires-priseurs qui ferment l'accès de ces sociétés à tout professionnel du droit extérieur à chacun de ces métiers. Une des prochaines étapes de la création de cet Homme du droit est le rapprochement avec les juristes d'entreprises ; j'ai la conviction que les évolutions européennes nous poussent à agir en amont pour faire entendre notre voix. Simplement et comme nous y invite d'ailleurs le CCBE, il faudra procéder avec méthode en gardant constamment à l'esprit le souci de notre indépendance. Il est inacceptable que nous continuions à laisser partir en entreprise la moitié de nos jeunes confrères à la sortie de l'école du Barreau. Notre Ordre y perd en termes de poids et de rayonnement. La solution consiste à permettre aux 800 jeunes qui n'entrent pas dans la profession à la sortie de l'EFB, de conserver leur titre d'avocat, afin de permettre au barreau d'investir le monde de l'entreprise. Quant aux juristes d'entreprise qui ne seront pas sortis de l'EFB, ils pourront toujours, s'ils en remplissent les conditions, accéder à la profession par le biais de l'article 98-3 du décret du 27 novembre 1991. Ce qui est primordial, ce n'est pas que le juriste d'entreprise, dont il faut définir ce que cette notion recouvre, intègre la profession, c'est que l'avocat soit présent dans l'entreprise.

Je m'engage à faire de ces défis des chances à saisir.

Comme j'ai su agir contre le démantèlement du Palais de Justice, j'agirai pour le Barreau de Paris et je défendrai les avocats parisiens.

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