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LES IN-HOUSE COUNSELS BRITANNIQUES JUGENT LEURS LAWYERS

Heure des bilans ? Dans leur numéro de mars et d’avril, nos confrères d’Outre-Manche, International Corporate Law et Legal Business ont dressé, suivant des critères différents, un classement des cabinets londoniens. Que pensent les clients, les “utilisateurs” ? C’est l’objet de l’enquête menée en décembre 1990, par International Corporate Law, auprès de 121 directeurs juridiques des principales entreprises et administrations britanniques, dont nous présentons une synthèse (p. 1 et 2) : les meilleurs cabinets, ceux qui présentent le meilleur accueil, le meilleur service et suivi, le meilleur rapport qualité/prix, etc.Les directeurs juridiques interrogés ont ainsi sélectionné les avocats-champions (p. 2) et les cabinets les plus performants suivant les différentes spécialisations auxquelles ils ont recours (p. 4).D’autre part, Legal Business a, comme l’année dernière, établi un classement des 100 meilleurs cabinets londoniens, suivant le nombre total des juristes, y compris ceux qui dépendent d’un bureau à l’étranger. Nous reprenons, en page 3, les 35 premiers cabinets de ce classement.

Climat économique oblige. En Grande-Bretagne comme partout ailleurs, les départements juridiques compressent leur budget, traitent plus de dossiers en interne et parfois font appel à des cabinets plus modestes ou provinciaux pour réduire le coût du conseil extérieur. Si la tendance des institutions financières est de mettre de plus en plus en compétition les cabinets sur les honoraires, l’expertise et la rapidité d’exécution, dans l’industrie, en revanche, l’attitude est plus traditionnellement basée sur des rapports de “long terme”.

Les directeurs juridiques interviewés ont sélectionné les 15 meilleurs cabinets (voir ci-contre) et en ont mis certains en avant suivant le département ou la spécialisation (voir tableau p. 4). Theodore Goddard, pour son département media ; Nabarro Nathanson, Linklaters & Paines et Hobson Audley pour leur département ingénierie financière ; Freshfields, Simmons & Simmons, pour leur département entreprise. Herbert Smith, pour le contentieux. Dans la branche banque-marchés de capitaux : Clifford Chance et Linklaters & Paines ont été le plus souvent recommandés mais Simmons & Simmons, dont la réputation grandit dans ce domaine, a recueilli un grand nombre de suffrages. Son activité se développe depuis l’arrivée, il y a deux ans, de deux figures du monde bancaire, John RUSSEL, de Merrill Lynch, et David DICKINSON, de l’UBC.

Du côté des cabinets américains installés à Londres : Rogers & Wells et White & Case, pour l’ingénierie financière et Jones Day Reavis & Pogue, pour le contentieux.

Sur les quinze cabinets cités dans le palmarès ci-dessus, quatre seulement n’ont pas fait l’objet de critiques sérieuses de la part des directeurs juridiques : Allen & Overy, McKenna & Co, Lovell White Durrant et Baker & McKenzie.

Une spécialisation trop poussée

7 % des directeurs juridiques trouvent leurs conseils hyperspécialisés et de ce fait pas à même de rendre un service global.

En particulier dans le contentieux ou le droit communautaire. L’excès de spécialisation amène donc plusieurs lawyers à travailler sur un dossier même simple, ce que les clients déplorent.

Les cabinets SJ Berwin & Co, Simmons & Simmons et Nabarro Nathanson ont, sur ce point, été cités comme présentant un avantage sur de plus grosses structures du fait de la compétence plus complète de leurs lawyers.

Des conseils pas assez pratiques

7 % trouvent que le conseil qui leur est donné n’est souvent pas assez pratique et trop technique.

Parfois même trop négatif, insuffisamment tourné vers la résolution du problème. On crédite le cabinet Cleary Gottlieb Steen & Hamilton, de dispenser des conseils pragmatiques et utiles.

Business oriented ?

15 % des personnes interrogées aimeraient voir leur conseil plus impliqué dans les prises de décision de l’entreprise.

Le cabinet Nabarro Nathanson a été cité pour suivre attentivement la vie de ses clients industriels. Pour certains, la solution résiderait dans une pratique pluridisciplinaire, à l’instar des cabinets américains, plus tournés vers le monde des affaires.

17 % pensent que les associés ne sont pas assez disponibles, qu’ils sont souvent en charge d’un trop grand nombre de dossiers et ne sont, de ce fait, intéressés que par les plus importants. Si vous n’êtes pas ICI au BP, vous êtes relégué au rebus. Certains se sont même plaints d’une attitude condescendante de leur conseil à leur égard. Service attentif au client : Lovell White Durrant, Simmons & Simmons, Baker & McKenzie, Clifford Chance, Pinsent & Co et Theodore Goddard. Un peu blasés : SJ Berwin & Co et Nabarro Nathanson

Honoraires toujours trop chers

+ 8 % des directeurs interrogés déclarent avoir recours aux services de cabinets plus modestes ou provinciaux, moins chers pour une qualité de prestation et une expertise similaires (sauf dans les domaines financier et fusions-acquisitions) et aussi plus disponibles. En effet, le commentaire le plus fréquent et le plus important concerne le coût du conseil extérieur. Le niveau des honoraires aurait, en un an, augmenté, à Londres, de manière excessive.

Les cabinets américains sont réputés beaucoup trop onéreux et peu envisagent de recourir à leurs services.

Fusion, oui mais…

+ 50 % considèrent que les fusions entre cabinets auront un effet bénéfique sur la qualité des prestations.

Mais en général, les fusions avec des cabinets étrangers sont mieux des cabinets étrangers sont mieux ressenties que les fusions avec des cabinets nationaux. Les personnes interrogées considèrent que les cabinets multinationaux sont mieux armés pour apporter des réponses plus approfondies, une plus grande variété de spécialisations et des entrées sur le continent, à des coût moins onéreux car les cabinets étrangers demandent des honoraires moins élevés que les britanniques.

Attention, les alliances ou les fusions avec les américains sont plutôt mal vues.

La fusion est préférée, de manière générale, à l’alliance simple, pas nécessairement établie dans l’intérêt du client.

Certains préfèrent aller directement trouver un cabinet étranger réputé plutôt qu’utiliser les partenaires de leurs conseils habituels.

Enquête publiée dans le mensuel International Corporate Law, mars 1991

LES CHAMPIONS

Huit partners obtiennent la palme de la personnalité la plus exceptionnelle :

Len BERKOVITZ, partner, Linklaters & Paines spécialisé en ingénierie financière.

Richard BOND, partner, Herbert Smith Spécialisé en droit des sociétés (privatisation et énergie).

David CHEYNE, partner, Linklaters & Paines spécialisé en fusion-acquisition et finance.

Charles Allen JONES, partner, Linklaters & Paines spécialisé en finance internationale.

Dorothy LIVINGSTONE, partner, Herbert Smith spécialisée en droit de la concurrence et finance internationale.

Michaël PESCOD, partner, Slaughter and May spécialisé en fusion-acquisition

Martin ROBERTS, partner, Slaughter and May Projets financiers et droit communautaire général.

Philip WOOD, partner au cabinet Allen & Overy, spécialisé en banque et finance.

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