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Yves Repiquet, bâtonnier désigné de l’Ordre des avocats de Paris

Yves Repiquet a été élu le 24 novembre dernier bâtonnier désigné de l’Ordre des avocats de Paris. Il devrait être confirmé dans ses fonctions le 22 novembre prochain. Il nous livre ses impressions sur les mois de dauphinat écoulés, ses projets de bâtonnier, mais aussi sur les polémiques liées à son élection.

LJA : Pendant votre campagne, vous avez affirmé qu’un dauphinat de douze mois était trop long. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Yves Repiquet : C’est vrai, je considérais qu’en un an, les idées développées pendant la campagne risquaient de perdre en enthousiasme et en fraîcheur. Mais cette année m’a tout d’abord permis de m’organiser au plan professionnel puisque j’ai intégré Brandford-Griffith & Associés, une structure de confrères de grande qualité et d’amis, ce qui va me permettre d’exercer mon mandat tout en étant serein quant à la vie de mon cabinet. J’ai aussi pu nouer des liens avec les membres du conseil de l’Ordre avec lesquels je travaillerai en équipe pendant mon bâtonnat. Enfin, j’ai eu des contacts très utiles avec le Conseil national des barreaux, la Conférence des bâtonniers, le C.C.B.E. des représentants des barreaux d’Europe et des barreaux étrangers, et la Chancellerie.

LJA : Cette année a également été entachée par quelques remous judiciaires sur les dernières élections ordinales…

Y. R. : La cour d’Appel de Lyon rendra sa décision. Je retiens d’ores et déjà que le résultat du vote électronique est strictement identique aux résultats papier, ce qui démontre sa fiabilité. 83 % des votants ont choisi ce mode d’expression électorale qui correspond aux exigences de notre vie professionnelle actuelle et à la nécessaire modernité à laquelle doit répondre un Ordre comme le nôtre. Je déplore simplement cette affaire qui a nui à l’image du barreau de Paris et de la profession dans son ensemble. Mais il ne faut surtout pas abandonner le vote électronique qui est une garantie d’expression démocratique et de légitimité dans un barreau de près de 20 000 membres.

LJA : Quelles sont les priorités de votre action comme bâtonnier de Paris ?

Y. R. : Au plan interne, il est indispensable de rapprocher l’Ordre de ses avocats et de partager davantage l’information reçue par le bâtonnier et le conseil. Un membre du conseil sera affecté à 500 avocats parisiens comme interlocuteur relais, et ce dans les deux sens. Chaque avocat parisien sera destinataire d’un recueil de nos règles déontologiques annotées, ouvrage simple et pratique. Le mardi matin, une semaine sur deux, je souhaite aller vers les avocats, dans leurs cabinets ou leurs arrondissements pour leur parler et écouter leurs suggestions. Pour vous donner un exemple concret, aujourd’hui, je les tiendrais informés de l’état des travaux avec la Chancellerie sur la question des perquisitions dans les cabinets d’avocats ou les ordres, des écoutes incidentes d’avocats, ou de la modification de l’article 434-7-2 du Code pénal qui avait permis l’incarcération de France Moulin en avril dernier.

LJA : Et à part ces rencontres régulières avec le barreau ?

Y. R. : Je souhaite également créer une délégation à la condition féminine pour réfléchir au trop fréquent problème des femmes condamnées à choisir entre réussite professionnelle et épanouissement familial. Enfin, mais cette liste n’est évidemment pas exhaustive, je veux conduire une réflexion appropriée sur les dissolutions conflictuelles de structures auxquelles on assiste trop souvent aujourd’hui.

LJA : Qu’avez-vous prévu sur les questions plus propres à l’exercice de la profession ?

Y. R. : Il nous faut défendre le statut spécifique de l’avocat dont on observe aujourd’hui qu’il est de plus en plus menacé. L’assistance par un avocat est un droit essentiel de toute personne, physique ou morale. Il est fondamental que celui-ci ne soit pas placé en situation constante de risque, fragilisé dans l’exercice de sa profession. La lutte contre le terrorisme, qui est évidemment un enjeu majeur, ne doit pas entraîner le recul des libertés. Ceux que nous gênons nous accusent de vouloir une immunité qui permettrait de faire de nos cabinets des « paradis pénaux ». Je rejette totalement cette théorie à la fois injuste et grossière. En dépit du vote de la 3ème directive « blanchiment », nous ne devons pas renoncer à notre combat pour l’indépendance de l’avocat et le respect du secret professionnel. Nous devons démontrer que la déclaration de soupçons imposée aux avocats est inutile puisque les obligations qui pèsent sur les établissements de crédit sont amplement suffisantes. Ce combat est essentiel au respect d’une démocratie digne de ce nom, à la garantie de la spécificité du statut des avocats et à la nécessaire relation de confiance qui lie l’avocat à son client.

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