Menu
S'identifier

…la direction juridique de JCDecaux

Image
L’entreprise

Entreprise fondée par Jean-Claude Decaux en 1964, JCDecaux développe dès l’origine une idée inédite à l’époque mais qui fera rapidement le tour de la planète : créer des abribus intégrant des panneaux publicitaires. Aujourd’hui, le mobilier urbain permet de financer un bon nombre de services : les villes autorisent l’exploitation d’espaces publicitaires et, en contre-partie, JCDecaux prend en charge l’installation d’abribus, plans de ville, bornes de propreté, journaux électroniques, sanisettes automatiques et, plus récemment, la location de vélos, à l’instar du système Vélo’v mis en place à Lyon.

Le chiffre d’affaires du groupe avoisine aujourd’hui les 2 milliards d’euros, alors qu’il était de 556 millions d’euros en 1998. 90 % des activités de la société relèvent de la communication extérieure : mobilier urbain, affichage grand format et publicité dans les transports, tout particulièrement les aéroports. « Nous n’avons qu’une seule activité mais nous la faisons bien. Nous mettons un point d’honneur à être les meilleurs dans notre domaine », souligne Patrick Gourdeau, directeur juridique du groupe.

Bien que côtée en bourse, JCDecaux reste toutefois une entreprise familiale puisque 73 % du capital est détenu par la famille Decaux. Le groupe est dirigé par les deux fils aînés de Jean-Claude Decaux, Jean-François et Jean-Charles, qui occupent à tour de rôle les fonctions de président du directoire. Ce caractère familial ne fait pourtant pas de JCDecaux une entreprise hexagonale. Bien au contraire. Ces dernières années, grâce au rachat d’Avenir en 1999, mais également par croissances organiques et externes, le groupe s’est considérablement ouvert à l’international. Il est désormais présent dans 48 pays et la France ne représente plus que 30 % de son chiffre d’affaires global.

La direction juridique

« Tout ce qui touche au droit privé nous concerne », explique Patrick Gourdeau. Et de clarifier : « une quinzaine de juristes est affectée à d’autres directions qui sont en charge des marchés publics en France et à l’étranger. Les questions corporate, commerciales et de droit privé sont du ressort de la direction juridique ».

Organisée autour de cinq départements, la direction juridique répond ainsi précisément aux besoins de l’entreprise.

Le premier département est dédié à la propriété intellectuelle. Il gère 700 marques, 900 modèles, 450 noms de domaines et 211 brevets dans le monde entier. À titre d’illustration : en 2006, en France, l’entreprise a déposé près de 30 brevets pour les vélos lyonnais.

Le second département est en charge de la couverture des risques du groupe sur le plan mondial et, à ce titre, gère un budget d’assurances d’environ 2 millions d’euros.

Le département international, en pleine croissance, accompagne l’entreprise dans tous ses développements à l’étranger. En 2006, il a suivi 17 dossiers d’acquisitions internationales (dont 6 se sont concrétisés), des joint-ventures dans une dizaine de pays, et des financements internationaux.

La quatrième équipe se consacre à l’ensemble des problématiques de droit privé français, de la négociation des contrats au contentieux. Elle est ainsi appelée à se pencher sur des questions très diverses qui vont du droit de la publicité à la gestion juridique des baux d’emplacements publicitaires, en passant par tous les contrats avec les fournisseurs et prestataires de services.

Le dernier département est dédié au droit boursier et droit des sociétés. Plus de 300 sociétés en France et à l’étranger sont gérées directement ou suivies par ce département.

La direction juridique compte également deux équipes de juristes décentralisées en Chine et aux États-Unis, qui lui sont rattachées fonctionnellement. Créée en 1998, la direction juridique s’est fortement renforcée en moins de dix ans – passant de trois à une vingtaine de juristes. « Nous sommes impliqués très en amont sur les dossiers et les juristes sont fréquemment – car l’entreprise a une structure hiérarchique très courte et est extrêmement réactive – en contact direct avec la Direction générale », constate Patrick Gourdeau.

Patrick Gourdeau

Diplômé de l’Institut des hautes écoles de droit rural et d’économie agricole, titulaire d’une maîtrise en droit des affaires et d’un DESS en droit international, Patrick Gourdeau débute sa carrière comme juriste dans le secteur de l’agroalimentaire chez Unigrains, puis dans celui des matériaux de construction chez Eternit.

En 1984, il entre chez Thomson CSF, et crée en 1987 le service juridique de la division Systèmes de contrôle du trafic aérien. « Une expérience fascinante puisque, à cette époque, Thomson CSF est passée, à la suite d’un sinistre majeur sur un contrat international sur lequel les juristes maison n’avaient jamais été consultés, d’une culture non juridique à une très forte présence de la fonction juridique. Fascinante également puisqu’elle m’a permis de voir le pire en matière de gestion des hommes au sein d’une grande direction fonctionnelle ».

En 1990, il crée la direction juridique de Sextant Avionique, joint-venture entre Aérospatiale et Thomson CSF. En 1995, Thomson CSF reprend les rênes de Sextant Avionique. Patrick Gourdeau réintègre la maison mère et part aux États-Unis pour monter la direction juridique des filiales américaines du groupe Thomson CSF.

Il rejoint JCDecaux en 1998 et y structure la nouvelle direction juridique. « Finalement je ne suis jamais rentré dans les chaussures de quelqu’un d’autre ; il a toujours été fait appel à moi pour bâtir… », conclut-il.

Ses conseils

« Nous travaillons avec des cabinets de taille et d’origine très diverses », précise Patrick Gourdeau. « Pour nos affaires courantes, essentiellement les contentieux liés à la publicité, nous faisons appel à de plus petits cabinets moins connus mais plus réactifs que de grosses structures et bien moins onéreux. De même à l’étranger, nous nous appuyons sur un réseau d’avocats locaux », confie-t-il.

Cependant, pour des opérations internationales structurantes, JCDecaux fait plutôt appel au cabinet Debevoise & Plimpton, et plus particulièrement à Patrick Laporte. En droit de la concurrence, l’entreprise est essentiellement conseillée par Antoine Winckler du cabinet Cleary Gottlieb.

En Allemagne et en Chine, elle se tourne vers des cabinets locaux : respectivement, Hengeler Muller et Deacons. Dans les pays de l’Est, elle recourt aux conseils de Gide Loyrette Nouel et, aux États-Unis, à ceux de Greenberg & Traurig.

Toutefois, la politique actuelle de l’entreprise est d’enrichir ses équipes de juristes, qui sont appelés à fonctionner en interne comme un cabinet d’avocats intégré, et ceci afin d’améliorer encore réactivité et gestion des coûts.

Découvrez LJA L' Annuaire

  • Se référencer dans l'Annuaire papier + web

    Offrez-vous une vitrine inédite et optimisez votre visibilité !

    Rejoignez la communauté LJA L'Annuaire !

    Se référencer
  • Abonnez-vous au flux RSS

    Pour ne rien manquer, recevez en temps réel, et gratuitement, les dernières actualités des cabinets référencés dans LJA L'Annuaire

    Découvrir
  • La Lettre des Juristes d'Affaires

    Chaque semaine, la Lettre fait un point complet des tendances du marché, suit avec précision les évolutions professionnelles des avocats et des juristes d’entreprise, décrit sans compromis les interventions ...

    Découvrir
Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format