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Bruno Cavalié, managing partner de Racine

Bruno Cavalié est président du directoire de Racine, un cabinet qu’il développe avec passion depuis bientôt trente ans.

Il voulait être photographe professionnel mais estimant qu’il n’avait pas suffisamment de talent, Bruno Cavalié s’est embarqué dans des études de droit. Ses clichés lui ont tout de même permis de financer ses années de fac à la Sorbonne, années qu’il passe, l’une après l’autre, avec succès. Mais cette vie d’étudiant s’arrête assez rapidement. « J’ai eu mon premier enfant durant ma maîtrise. J’ai donc préféré entrer dans la vie active le plus tôt possible en passant mon CAPA », raconte-t-il. Premier bébé, mais aussi le début d’une longue série, puisqu’il est aujourd’hui le père de cinq enfants. « Une tribu sympathique », affirme-t-il en souriant. « J’ai toujours baigné dans une famille nombreuse. Ma mère a quinze frères et sœurs et j’ai donc été élevé avec une ribambelle de cousins ».

S’immerger dans la culture clients

Ainsi, à tout juste 24 ans, Bruno Cavalié est déjà père et avocat. Il décide de fonder son propre cabinet avec l’un de ses copains de fac, Antoine Gillot. « Sur les bancs de l’amphi, nous nous étions promis de nous installer un jour ensemble. Lorsqu’Antoine a quitté la structure dans laquelle il travaillait, il m’a proposé de tenter l’aventure. » Conçu comme généraliste, le cabinet Cavalié Gillot traite rapidement de dossiers de plus en plus spécialisés en droit des transports, droit de la distribution et en droit de la concurrence. Leur force : connaître le secteur économique des clients. La première fois que Bruno Cavalié s’est vu confier une affaire en matière de transport, il s’est immergé pendant trois jours dans l’entrepôt de son client pour comprendre son activité, connaître ses techniques de travail et apprendre les usages du secteur économique. Aujourd’hui, il insiste toujours pour que cette méthode soit suivie par ses jeunes collaborateurs.

L’association avec Antoine Gillot se termine en 1994. Le cabinet prend alors le nom de Cavalié Tuffal & Associés avant de devenir Racine en 1999. Bruno Cavalié a tenu à offrir une dénomination impersonnelle à sa structure. Une marque qui ne soit pas associée à la personnalité d’un seul avocat. Très vite, Racine se développe en France, puis à l’international. Après Bordeaux, Lyon, Marseille et Nantes, il s’adosse en 2007 avec Vergels, un cabinet d’avocats implanté à Bruxelles. La firme compte aujourd’hui plus de 150 avocats répartis dans les différents bureaux. « Un cabinet prospère si ses clients y trouvent les prestations de services dont ils ont besoin, pour un prix raisonnable et avec la garantie que les dossiers seront effectivement traités par leur principal interlocuteur. Le nombre d’avocats n’est pas un objectif en soi ; il faut simplement qu’il permette de traiter efficacement les dossiers qui sont confiés au cabinet », insiste Bruno Cavalié, lui-même à l’origine de cette stratégie de croissance. Il explique néanmoins que son but n’est pas de concurrencer Gide ou Fidal. « Notre modèle d’expansion est différent de celui des autres. Chacun des bureaux de Racine est constitué d’avocats locaux qui connaissent les autorités juridiques et administratives de leur région ».

Miser sur le cross-selling

Bruno Cavalié est à la tête de cette troupe, en tant que Président du directoire et directeur du centre parisien. Toutes les six semaines, une réunion est organisée pour définir la politique du cabinet sur des sujets transversaux comme le développement à l’international, ou la promotion de collaborateurs. L’organisation du cabinet est gérée avec force et détermination par son fondateur, notamment sur la question du partage des gains entre les associés. Chez Racine, on ne veut pas de guerre de rémunération. « Le dossier est traité par l’avocat le plus spécialisé dans le domaine d’activité. Sur ce plan d’ailleurs, nous avons conçu un système de rémunération des associés destiné à servir l’intérêt du client, c’est-à-dire qui récompense l’apport des dossiers au plus compétent et au plus disponible, plutôt que le sourcing des affaires », insiste-t-il.

Bruno Cavalié prône par ailleurs des valeurs de travail propres à la structure. « J’instaure la culture du doute au sein des équipes. Je considère en effet qu’un bon avocat doit douter en permanence et ne jamais sous-estimer ses contradicteurs, ce qui l’oblige à tout vérifier, contrôler et débattre. Rien n’est jamais acquis, nous apprenons tous les jours dans notre métier ». Et pour aider les avocats dans leurs démarches, le cabinet a mis en place un pôle doctrinal constitué d’experts de chaque spécialité. Ils échangent sur les évolutions du droit et alertent les équipes sur les changements en cours ou à venir.

Un talent d’informaticien

Dans cette même démarche d’optimisation du travail, Bruno Cavalié a également conçu lui-même un système informatique permettant d’organiser les pièces d’un dossier en fonction des thèses soulevées. Le logiciel 1515 est ainsi capable de traquer tous les vices de procédures d’une affaire puisque le code de procédure pénale y est mémorisé. Un formidable gain de temps pour les avocats ! Ce système est depuis peu commercialisé par une société indépendante et a été utilisé récemment par une compagnie d’assurance lors du dossier AZF. Modeste, Bruno Cavalié explique qu’il a appris l’informatique sur le tas. « C’est plus simple que l’anglais ! Il y a moins de mots », plaisante-t-il avant de justifier cet intérêt par son goût pour l’organisation et le management.

Carte d’identité
Racine

Date de création du cabinet

Cavalié Gillot : 1981

Nombre de collaborateurs : 70

Nombre d’associés : 42

Bureaux : Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Bruxelles

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