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Picard : questions à Lionel Scotto et Nicolas Ménard-Durand

Le closing devrait avoir lieu fin octobre mais d’ores et déjà, l’acquisition de Picard par Lion Capital, pour 1,5 milliard d’euros dans le cadre d’un LBO tertiaire, redonne des couleurs à la place. Explications.
Quel a été le rôle de Scotto & Associés auprès du management de Picard ?

Nicolas Ménard-Durand : Nous nous sommes notamment occupés de l’aspect social (information, consultation du personnel), et avons revu et négocié certains aspects importants de la documentation bancaire. Nous avons également négocié et structuré juridiquement et fiscalement un package sur les grands principes du partenariat futur entre l’acquéreur et le management. Le cabinet suit le management de Picard depuis 10 ans. Nous avons conseillé Xavier Decelle et, après lui, Philippe Pauze. De ce fait, nous étions à même d’appréhender tous les aspects d’un nouveau LBO. Une grosse partie du « good will » de Picard est constitué par son management. Il a donc eu un rôle central dans la décision. Le LBO de BC Partners, le vendeur, a duré six ans. En outre, il y avait une bonne connivence entre Philippe Pauze, plus récemment arrivé, et André-François Poncet, le managing director de BC Partners en France. C’est le management de Picard et BC Partners qui ont lancé le processus d’enchères entre CVC, Bain Capital et Lion Capital qui l’a finalement emporté.

Le deal Picard dépasse le milliard d’euros. Peut-on y voir le signal d’une reprise du private equity ?

Lional Scotto Le Massese : Ce deal a permis de faire sauter des verrous. En 2009, l’année a été difficile pour le private equity et le début de 2010 a démarré doucement avec quelques belles affaires midcap comme Spotless (LJA 964). Jusqu’à présent, le seul avenir qui semblait s’offrir pour les sorties de LBO largecap était l’introduction en bourse en raison du niveau de dette autorisé par les banques. Avec Picard, on s’est rendu compte que quand l’actif était de qualité, les banques étaient prêtes à s’engager. Et cela, au-delà du milliard d’euros de valeur d’entreprise. On peut donc envisager de nouveau des LBO secondaires et tertiaires. Par ailleurs, les banques françaises se sont rendues compte qu’elles pouvaient être concurrencées sur leur marché par des banques étrangères (Crédit suisse notamment) qui étaient prêtes à libérer de la dette rapidement. Mon sentiment est que les banques françaises seront certainement beaucoup plus moteurs sur les prochaines opérations.

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