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Une affaire de femmes

Valérie Blandeau, associée chez Eversheds, a créé l’année dernière Classe Affaire, un réseau réservé aux directrices juridiques. De quoi leur permettre d’échanger en toute confiance au sein d’un cocon… et donner des idées aux autres cabinets de la place.

Qui se ressemble… s’assemble ! Tel est le postulat de départ du réseau Classe Affaire, lancé en 2009 par Valérie Blandeau, associée chez Eversheds. « Le cabinet organisait des dîners pour les directeurs juridiques et je m’étais rendu compte qu’il y avait assez peu de femmes qui venaient, explique-t-elle. J’ai sondé mes contacts et je suis arrivée à la conclusion qu’il existait un vrai besoin pour les directrices juridiques de se retrouver entre elles ». Dans cet esprit, exit les directrices générales, les DRH ou même les juristes. Car il n’est pas question de reprendre les formules des Association française des femmes juristes, Juristes et entrepreneures ou autre European Professional Women’s Network (EPWN). « Les directrices juridiques exercent toutes le même métier mais dans des secteurs divers. L’idée est de leur permettre d’échanger sur leurs problématiques propres, de façon concrète : leur travail, leur “ best-pratices”, l’articulation vie privée / vie professionnelle, le plafond de verre ou l’inégalité des rémunérations ».

Une équation à deux inconnues

Première difficulté : trouver le format adéquat. « Le dîner n’est pas une bonne formule pour les femmes, en raison des enfants, explique Valérie Blandeau. Reste le petit-déjeuner ou le déjeuner ». Pour Catherine Fox, directrice juridique d’Hediard, peu importe tant que la formule reste courte. « Nous avons très peu de temps », reconnaît-elle.

Deuxième inconnue : identifier la population pouvant être intéressée par cette initiative. « A mon sens, il y a au moins 250 directrices juridiques en France mais il est difficile de connaître leur nombre exact », poursuit l’associée d’Eversheds. Car les femmes souffrent d’un handicap par rapport aux hommes : elles ne savent pas « réseauter ». « Les associations d’anciens des grandes écoles, par exemple, sont le plus souvent animées par des hommes ». Autre obstacle pour toucher l’ensemble des directrices juridiques : du fait des formules petit-déjeuner et déjeuner adoptées, l’initiative se limite aux parisiennes.

Une trentaine de participantes

Pour autant, pas de quoi rougir des scores enregistrés : une trentaine de directrices juridiques se sont en effet déplacées, le 29 octobre 2009, pour le petit-déjeuner de lancement, placé sous le signe de l’image des femmes dans les médias. A noter : la réunion était animée par deux invités presque incontournables sur la question, Mercedes Erra, présidente exécutive d’Euro RSCG, et Brigitte Grésy, Inspectrice générale des affaires sociales, qui ont participé à une mission ministérielle sur le sujet.

Idem pour la deuxième édition : près de 35 directrices juridiques se sont rendu au déjeuner-coaching sur « La prise de parole en public ». « Ce sujet avait été soulevé lors de notre première réunion, certaines identifiant des difficultés pour prendre la parole devant un parterre masculin ou devant une assemblée au sein de laquelle elles ne sont pas forcément les bienvenues, raconte Valérie Blandeau. Nous avons fait venir Chine Lanzman, un coach spécialisé dans le leadership au féminin ». Timidité ou pudeur ? Malgré « l’entre-soi », au moment de l’exercice pratique, peu ont osé se prêter au jeu.« Pourtant, elles sont très légitimes dans leur métier », remarque Valérie Blondeau. Pour les principales intéressées, l’expérience se révèle néanmoins satisfaisante. « On glane toujours quelque chose », assure Catherine Fox.

L’avenir du réseau ? Une prochaine réunion cet automne sur le cœur du métier de directrice juridique. « J’envisage éventuellement de leur parler de management. Manager une équipe d’hommes, ce n’est pas la même chose que manager une équipe mixte par exemple », analyse Valérie Blandeau.

Une initiative gagnante-gagnante ?

Quelle satisfaction l’initiatrice tire-t-elle de ce club ? En premier lieu, le sentiment d’avoir réussi son pari de remettre certaines sur les rails du networking. Car le club s’auto-alimente. « Les directrices juridiques ont déjà créé des mini-groupes entre elles, plus orientées vers l’immobilier, la finance ou autre secteur », note Valérie Blandeau. D’autres ont profité de Classe Affaire pour se reconnecter à des réseaux comme l’AFJE ou le Cercle Montesquieu.

Deuxième élément de satisfaction, plus professionnel : « Les directrices juridiques qui sont venues à Classe Affaire ne sont pas toutes des clientes du cabinet ». Si le but affiché n’est pas de glaner une nouvelle clientèle, Valérie Blandeau reconnaît que l’opération pourrait bien être rentable en termes de business development. « Les clients avec lesquels je fonctionne le mieux sont ceux avec lesquels j’ai créé une relation particulière », admet-elle.

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