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Patchwork de personnalités

Pas vraiment fonctionnel, l’immeuble haussmannien est tout ce qu’il y a de plus classique. Mais les avocats de Seban & Associés s’efforcent d’y mettre de l’âme et de l’individualité. Rendez-vous dans un joyeux fouillis de goûts et de couleurs.

Boulevard Saint-Germain, à deux pas du palais Bourbon. Un emplacement stratégique pour le cabinet dédié au secteur public Seban & Associés, créé en 1984 par Didier Seban. « L’un des intérêts de ces locaux, c’est aussi de pouvoir croiser régulièrement bon nombre d’élus et de nos clients », souligne Guillaume Gauch, associé en droit public. Des clients tels que le Conseil général du 93, anciennement dirigé par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone. « Et puis, c’est aussi une façon de se différencier quelque peu des autres, rassemblés dans le triangle d’or », ajoute-t-il, en mettant également en avant la facilité d’accès à la ligne 12 du métro, au pied de l’immeuble. Mais le quartier est aussi celui où vit Didier Seban depuis un certain temps. Rien d’étonnant, donc, à ce que qu’avant d’élire domicile au numéro 282 en 2009, les anciens bureaux du cabinet aient déjà été situés sur la célèbre artère de la rive gauche.

UN EMPLACEMENT STRATÉGIQUE

S’il souffre encore d’un certain manque de visibilité sur la place, Seban & Associés peut donc se targuer d’être aisément identifiable pour ses clients comme le « cabinet près de l’Assemblée nationale ». D’où le refus de l’ensemble des avocats, il y a quelques mois, de déménager à Montparnasse lorsqu’il leur a été proposé de sortir du bail… Certes, ils glissent à demi-mots que l’aspect économique n’a pas été étranger à ce choix. Mais c’est avant tout l’image de marque de la structure qui les a motivés. « Les bureaux de Montparnasse étaient effectivement plus fonctionnels mais très impersonnels », explique Annette Denis, secrétaire générale du cabinet. Et force est de constater que l’immeuble de sept étages du boulevard Saint-Germain, qui abrite également le cabinet d’avocats Lussan ou encore l’Association des régions de France, a du cachet. Dans le hall, un plafond en rotonde du plus bel effet surplombe un sol pavé de mosaïques. Du côté des étages, chaque palier réunit sur un seul plateau circulaire de 1 100 m2 ce qui devait au départ être trois logements distincts avant que le bâtiment, construit en 1913, n’abrite les services secrets du ministère de la Guerre. Un gain de place qui n’en fait pas pour autant un immeuble de bureaux en bonne et due forme… « C’est un très beau bâtiment haussmannien, avec des pièces spacieuses, ce qui n’est pas toujours adapté à l’installation de bureaux et nécessite parfois quelques aménagements », admet Annette Denis. Pour pallier cet inconvénient et gagner 500 m2 supplémentaires, Seban & Associés, qui occupe le 4eétage, vient de se porter acquéreur de la moitié du 1er niveau. Un espace que le cabinet partagera dès la rentrée prochaine avec les bureaux administratifs du musée d’Orsay, situé non loin de là.

AMBIANCE HÉTÉROCLITE

En attendant de s’étendre davantage, c’est un peu l’anarchie. La structure, qui table sur un élargissement de ses compétences, et donc, sur une augmentation de ses effectifs, a en effet déjà vu son nombre passer de 35 en 2009 à une soixantaine d’avocats aujourd’hui. La quasi-totalité des associés accueillent donc temporairement des collaborateurs dans leurs bureaux, et les stagiaires, eux, sont exilés dans la bibliothèque, à l’autre bout de l’étage. Sur leur porte, une pancarte : « ambassade de Roumanie ». « C’est à cause de notre éloignement », dévoile l’un des stagiaires en riant. Quant aux salles de réunion, les avocats ont bataillé tant bien que mal pour conserver l’une d’entre elles et ne pas la voir rejoindre le lot des bureaux qui, forcément, poussent comme des champignons. De tout ce mélange se dégage au final une atmosphère chaleureuse, à mille lieues des locaux aseptisés de certains cabinets d’affaires. Accroché au mur, un calendrier coloré recense les anniversaires de chacun. Au sol, un patchwork, involontaire, de parquet ciré et de moquette rouge ou beige. « Lorsque nous avons repris les locaux, outre quelques cloisonnements, nous avons récupéré et rénové le parquet chaque fois que cela était possible », précise Guillaume Gauch. Mais à certains endroits, la moquette étant collée à même le sol, la mission était impossible. L’impressionnante rotonde de l’entrée et les moulures du plafond, à fleurs ou arabisantes, ont également été préservées : des décorations à elles seules, d’où le peu d’œuvres exposées à cet endroit.

HISTOIRES PERSONNELLES

Dans les bureaux, en revanche, c’est une autre histoire. Ici, une statuette africaine qui trône contre une cheminée de marbre. « On lui touche la tête dès que l’on arrive, c’est un peu notre amulette », plaisante l’un des occupants du bureau. Là, des figurines de chats qui côtoient des plantes de toutes sortes, dans une ambiance de serre aux papillons. Là encore, des photos de savane et d’animaux sauvages sur les murs du bureau d’une avocate passionnée d’Afrique, juste à côté d’un autre tapissé d’affiches de films par un avocat cinéphile. Et dans l’antre de Corinne Herrmann, spécialiste des tueurs en série et des crimes de sang, l’atmosphère s’apparente assez à celle des séries américaines. Des photos d’enfants disparus, de personnes assassinées et, à côté de la bibliothèque qui regroupe des ouvrages parlant de Jack l’éventreur, des catacombes ou encore de Ted Bundy, une carte de France reliée de point en point par des fils rouges, comme on en voit à la PJ.

Le bureau de Didier Seban, lui, raconte son histoire. Des croquis du dessinateur de presse Benoît Peyrucq représente l’avocat en train de plaider lors des procès de Michel Fourniret ou du gang des barbares. « Ces croquis rappellent nos combats, les causes que l’on défend », explique-t-il. Outre ces dessins, on peut apercevoir d’autres peintures, réalisées par des amis ou achetées au profit d’une cause qu’il défend. « Ce qui fait la richesse d’une entreprise de profession libérale comme la nôtre, ce sont les différentes personnalités des hommes et des femmes qui la composent. Nous essayons de l’exprimer au travers de ces locaux », conclut-il.

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