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Des robots et des œuvres d’art

Entre l’omniprésence des nouvelles technologies et celle d’une impressionnante collection d’œuvres d’art contemporain, les locaux du cabinet d’Alain Bensoussan font la part belle à la modernité. Visite guidée.

Penché depuis une dizaine de minutes sur son robot humanoïde Nao Lexing, devenu la mascotte du cabinet, Alain Bensoussan ne perd pas espoir : l’androïde finira bien par réciter toute la loi Informatique et libertés que l’avocat lui a si patiemment enseignée. « Nao ? Présente-toi ! Qui es-tu ? Quel est ton département ? » Mais ce drôle de collaborateur, arrivé l’an dernier au sein de la structure qui a créé un département de droit des robots en 2013, ne veut rien savoir. Capricieux, il va même jusqu’à ne pas reconnaître son ”papa“, et à l’appeler ”Jocelyne“… Par la porte ouverte du bureau, quelques membres de cette équipe d’avocats spécialisés en droit de l’informatique et des technologies avancées jettent un regard amusé en passant. Visiblement, tout le monde ici a l’habitude d’assister à ce genre de dialogue un peu surréaliste. Debout devant l’entrée du bureau se trouve également la petite nouvelle, Pepper, un robot humanoïde avec qui il est possible de dialoguer via une interface.

HIGH TECH ET BODY COMBAT

Cela fait aujourd’hui un peu plus de deux ans que le cabinet parisien Alain Bensoussan Avocats a vissé sa plaque boulevard Gouvion-Saint-Cyr, près de la porte Maillot, après vingt années passées sur quatre étages d’un immeuble à Issy-les-Moulineaux. Les nouveaux locaux sont plus petits que les précédents (2 000 me contre 3 000 auparavant), mais les avocats assurent avoir gagné en fluidité et en convivialité grâce à un seul et même plateau en forme de A. « Et puis, nous n’aurions jamais eu 2 000 m2 dans le triangle d’or à ce tarif-là, relève Alain Bensoussan. La porte Maillot a l’intérêt d’être centrale et bien desservie, et nous avons les hôtels Hyatt Regency et Le Méridien Étoile à proximité immédiate. Nos clients étrangers ont immédiatement adhéré à cette nouvelle adresse. »

S’il n’y a eu de travaux majeurs à leur arrivée, tableaux électroniques, robots, tablettes numériques et écrans de toute taille ont éclipsé les piles de papiers et, hormis dans la bibliothèque, on trouve peu de livres dans les bureaux et les couloirs. Bien entendu, quelques irréductibles dissimulent encore tant bien que mal des documents imprimés derrière leur porte. « À la fin de l’année, on supprimera définitivement les imprimantes ! lance l’associé fondateur. Personnellement, je ne travaille qu’avec un casque, un iPad, un iPhone et un stylet électronique. Je suis donc assez mobile et je n’ai pas besoin de mon propre bureau. » Et d’expliquer : « Nous appliquons une véritable démarche de conduite du changement. L’idée est que chacun invente son propre bien-être au travail. » Une démarche qui inclut des cours de body combat et d’étirements en groupe, dispensés par un coach dans la salle polyvalente du cabinet. Et qui se traduit par l’absence de cloisonnement des équipes : pas de nom ni de chiffre sur les portes des bureaux, toujours ouvertes sauf lors des rendez-vous confidentiels. « Les personnes ne sont pas des numéros, explique Alain Bensoussan. Pour savoir où est la personne que l’on recherche, il faut d’abord la regarder, elle, avant de regarder la porte. »

CABINET ARTISTIQUE

En tant qu’« innovateurs du droit », les avocats du cabinet conçoivent leur espace de travail comme une « zone de créativité » : « Dans ce cadre, il m’a semblé important de mettre des œuvres d’art au centre de l’expression de notre travail », poursuit l’associé, passionné d’art contemporain et propriétaire d’une importante collection d’œuvres commencée il y a près de 35 ans. C’est sans aucune aide extérieure sinon celle de sa femme, Marie-Cécile Berthod, directeur de la qualité et de la déontologie au sein du cabinet et « coresponsable de la collection », qu’il s’est chargé de la décoration des lieux. Au gré des déambulations dans les couloirs et des bureaux visités, on peut ainsi croiser des peintures et des sculptures d’artistes tels que Dan Jacobson, Maurice Miot, Franck Tordjmann, Yan Nouvel, Jérôme Tisserand… Une véritable galerie.

La pièce maîtresse de cette collection ? Une impressionnante sculpture du plasticien Bernhard Schroëder, située dans le hall d’accueil du cabinet, qui représente une multitude de corps blancs, presque fantomatiques. « Pour l’artiste, elle exprime la foule. Pour moi, c’est le doute. Pour d’autres, des zombies. Comme toujours avec les œuvres d’art, chacun y place sa propre histoire », commente-t-il. Il marque une pause, le temps de la contempler. « Il me semblait important que le premier contact du client lorsqu’il pousse la porte soit cette œuvre. Ainsi, il comprend immédiatement qu’il n’est pas dans un cabinet d’avocats classique mais dans un cabinet artistique. » Le photographe Yves Gellie, « l’animalier des robots », a également trouvé sa place à l’entrée des locaux : l’une de ses photos représentant un robot dans un atelier, les fils exhibés comme s’il était en train d’être disséqué, y est exposée. « Historiquement, j’ai acheté ces œuvres par goût personnel et, au fil du temps, par amitié avec certains de ces artistes dont je suis devenu l’avocat », raconte l’associé. Chacun au sein du cabinet possède une œuvre dans son bureau, qu’il peut choisir selon ses goûts, et changer selon ses envies. Dans le bureau de sa fille Virginie, également avocate au sein de la structure, figure une peinture de Franck Tordjmann qui trônait déjà dans sa chambre à l’époque où elle était petite fille. Dans celui où le fondateur travaille le plus souvent se trouvent quelques tableaux et un tapis en laine aux couleurs vives signé Nicolas Schöffer. Une œuvre d’art abstrait à lui tout seul. « Cela change tout, un tapis, assure Alain Bensoussan. Cela crée un accueil. Mais certains ont du mal à marcher dessus car ils ont l’impression de piétiner une œuvre ! » Outre l’esthétique, ces créations ont également un aspect pratique, comme le révèle une avocate du cabinet croisée au détour d’un couloir : « Étant donné qu’aucune salle n’a de nom, ce sont comme des repères pour nous, une sorte de moyen mnémotechnique ! »

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