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Jean-Philippe Lambert

Dans un espace assez restreint, le managing partner de Mayer Brown Paris, Jean-Philippe Lambert, est parvenu à accumuler une quantité impressionnante d’objets retraçant son parcours d’avocat mais aussi de père de famille et d’ancien légionnaire. Rencontre

« J’ai l’impression d’avoir perdu un tas de choses ! » Inlassablement, Jean-Philippe Lambert cherche, farfouille, soulève, défait, dans l’espoir de remettre la main sur son livre sur David Bowie, ou sur le petit portrait de saint-Yves, patron des avocats. Il faut dire que le bureau du managing partner de Mayer Brown Paris s’apparente un peu à une caverne d’Ali Baba. « Je ne peux rien jeter, concède-t-il. Peut-être un traumatisme lié à l’histoire de mes parents qui ont tout laissé derrière eux en quittant l’Afrique du Nord. » Montrant du doigt l’une des étagères, il poursuit en riant : « Vous voyez, par exemple, ce clou, là, il pourrait me resservir ! »

ENTRE LA ROBE ET L’UNIFORME

L’associé spécialisé en financement et en projets immobiliers l’admet bien volontiers : son bureau s’apparente davantage à « une chambre d’adolescent professionnelle » qu’à un espace de travail conventionnel. « J’ai eu plusieurs vies », se justifie-t-il. Et il fallait bien rendre hommage à chacune. La première, omniprésente, est la période où il fut aspirant dans la Légion étrangère, notamment en Corse. Une expérience qui, après ses études de droit, l’a longuement fait hésiter entre l’uniforme et la robe. C’est son épouse, aujourd’hui associée chez Fieldfisher, qui l’a dissuadé de poursuivre une carrière militaire. « Elle m’a dit qu’une avocate et un légionnaire, cela faisait un peu roman de gare… » se souvient-il, amusé.

L’avocat garde néanmoins un attachement particulier à la Légion étrangère. En 2004, il a notamment créé Atouts Légion, une association dont le but est d’aider les anciens légionnaires à trouver un emploi. Mayer Brown Paris héberge également gracieusement dans ses locaux l’Amicale des anciens légionnaires parachutistes, qui se réunit occasionnellement et bénéficie de toutes les facilités du cabinet. Disséminés ici et là dans son bureau on retrouve ainsi des bouteilles de vin, des photos souvenir et d’autres cadeaux de légionnaires que Jean-Philippe Lambert a aidés. Ainsi que des fanions du 2e Régiment étranger de parachutistes et, dans son dos, l’ombre de deux soldats : l’associé a accroché au mur derrière sa table une grande affiche d’enrôlement de l’armée anglaise datant de la Première Guerre mondiale, achetée aux enchères à Drouot il y a une dizaine d’années. On y voit les silhouettes noires de deux soldats épiant l’ennemi la baïonnette à la main, et une inscription sans équivoque : ”Don’t stand looking at this. Go and help !“ « Cette affiche est pleine de symboles, commente le managing partner. Le plus jeune se tient derrière le plus âgé, qui prend tous les risques pour le couvrir. Ces valeurs d’exemplarité et d’humanité sont indispensables pour mener une équipe au plus haut niveau. »

ESPRIT DE FAMILLE

« Arrivé à un certain stade de sa carrière, c’est un devoir d’aider les plus jeunes à se développer, poursuit-il. Je suis très fier que beaucoup de nos jeunes talents soient devenus des associés importants du cabinet, comme Patrick Teboul, Privat Vigand, Dany Khayat ou encore Olivier Aubouin. » Aujourd’hui, ils se pressent dans son bureau pour bavarder, parler d’un dossier ou profiter du soleil sur son agréable terrasse donnant sur l’avenue Hoche.

Au mur est exposé un tableau offert par sa collaboratrice Irina Sidorova, peint par le père de cette dernière en Russie. Il conserve aussi précieusement un dessin d’avion réalisé par Louis, le fils d’Alban Dorin, counsel.

Au-dessus d’une étagère sont également alignées toutes les plaques de son cabinet depuis sa création en 1996, de ses débuts en tant que Lambert & Lee jusqu’à son mariage avec la firme internationale en 2001 et sa transformation officielle en Mayer Brown. Dans cette même étagère se bousculent également des trophées juridiques ainsi que des grands crus et des livres offerts par des clients. Presque dissimulé derrière ces objets, un minuscule porte-bonheur en bois offert à l’issue d’un gros dossier aux Philippines, à savoir la joint-venture entre une filiale de la Générale des Eaux et le groupe philippin Ayala. « Il y a toujours des dossiers qui vous révèlent au cours d’une carrière d’avocat, souligne l’associé. Celui-là en fait partie, et j’ai depuis gardé un attachement particulier à ce pays. »

Aux côtés de sa famille professionnelle, on trouve dans le bureau de Jean-Philippe Lambert beaucoup de photos de ses enfants, aujourd’hui adultes, ainsi que des collages et des dessins accrochés ou posés ici et là, avec une fierté toute paternelle : « Même s’ils ont grandi, ce serait un sacrilège de jeter tout ça », souffle-t-il. Sur un mur trône également une mosaïque de photos souvenirs savamment arrangée dans un cadre par la mère de l’associé. Quelques-unes, aux couleurs un peu passées, le montre en plein saut en parachute ou au milieu de sa tribu.

PETITS BOUTS D’AILLEURS

Un peu plus loin, une photo punaisée sur un tableau en liège le représente aux côtés des avocats du cabinet chinois Jingtian & Gongcheng, avec lequel Mayer Brown a récemment conclu « une relation de correspondance ». « Il s’agit de l’une des cinq firmes du Red Circle en Chine populaire, explique l’associé. Mayer Brown, déjà numéro un en Asie, avait la volonté de se rapprocher de la Chine et nous sommes parvenus à le faire avec l’une des pépites de la place. » Ses fonctions au sein du management committee mondial l’amènent souvent à voyager aux quatre coins du monde, et notamment aux États-Unis. De Chicago, où la firme a été fondée, il a rapporté un t-shirt de l’équipe de hockey sur glace locale, les Black Hawks, qu’il ne manque jamais d’aller encourager à chacune de ses visites avec le chairman du cabinet, Paul Theiss. Le vêtement, souvenir de la victoire de l’équipe à la Stanley Cup, est maintenu à l’aide de quelques bibelots au-dessus d’une étagère. Juste derrière, un magazine est ouvert sur une double page où figure une Triumph Bonneville, la moto de l’avocat, passionné des grosses cylindrées. « À chaque fois que je me rends aux États-Unis pour les réunions du management committee, je me réserve des instants de décompression à ma façon en faisant un petit road trip moto de quelques jours en solitaire dans le sud du pays », raconte-t-il. On peut également repérer sur sa table un dossier estampillé ”HEAD“, l’École des hautes études appliquées du droit, qu’il a fondée en 2012 avec Emmanuel Brochier et Christopher Baker, et qui devrait bientôt s’exporter en Afrique. Un nouveau continent qui pourrait s’inviter dans son bureau prochainement.

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